Cet entretien avec Alexandre Very, cofondateur de l’agence de buzz Balistik*Art, vient inaugurer une nouvelle rubrique sur le blog de Synerg’heTiC. Nous essaierons de vous proposer régulièrement des interviews vidéos de professionnels de l’internet afin de vous faire découvrir des métiers et opinions comme autant de prises de température du marché.
Nous avons rencontrés quelques problèmes durant la prise de son ce qui explique le léger souffle en fond.
A moins que, durant les derniers mois, vous ne vous soyez isolés dans un bus au fond de l’Alaska, et sans moyen de communication, il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler de Cloverfield. C’était mercredi dernier, le 6 février, que les salles obscures françaises accueillaient la grosse production de J.J Abrams (créateur de Alias et Lost, un débutant), au terme d’une campagne de marketing viral plutôt impressionnante, et surtout très efficace.
Petit retour sur cette campagne, pour ceux qui seraient passés à côté.
Le buzz Cloverfield débute l’été dernier, avec la projection d’un teaser mystérieux, sans titre, avant les séances de Transformers. Rapidement, la toile prend le relais, et plusieurs faux sites sont publiés. Parmis-eux, Slusho, un faux fabricant de boissons gazeuses, Tagruato, un faux exploitant de plateformes de forage, ou encore plusieurs MySpace des personnages du film. J.J Abrams reprend ici une technique qu’il avait déjà utilisé pour sa série Lost (mais si, rappelez-vous, le site d’Oceanic Airlines), à savoir l’ancrage de l’univers de son film dans la réalité. Une technique de communication imparable, qui permet de donner une consistance non négligeable au film, avant même que le sujet n’en soit connu. C’est aussi l’occasion pour les internautes de partir à la chasse aux indices, chasse relayée par de nombreux sites, formant petit à petit une communauté grandissante autour du projet.
La deuxième phase de la campagne a été de porter le film sur les deux plus gros réseaux sociaux existants, Facebook et MySpace. Là encore, une idée brillante, puisque la cible du film est principalement les 12-25 ans, les plus gros utilisateurs des réseaux sociaux sus-cités. Et le succès des pages consacrés au film, sur ces deux réseaux, a été loin d’être négligeable.
Le blog de SQLI Agency a publié un slide, mercredi, qui analyse de manière très détaillé la présence de Cloverfield sur Internet, que ce soit par l’intermédiaire de ses sites satellites, ou bien des réseaux sociaux. 19000 fans/amis sur Facebook et MySpace, des PageRank allant de 4 à 6 pour les sites satellites… Des chiffres impressionnants, qui témoignent d’une gestion de la campagne extrêmement bien réussie.
Alors forcément, quand le film est sorti aux Etats-Unis, le 18 janvier, il a pris la tête du Box-office avec 41 millions de dollars de recettes. Produit avec un budget de 25 millions de dollars, le film était déjà rentabilisé. La campagne marketing a-t’elle pour autant atteint son but ? On est en droit de se poser la question, au vu de la baisse de fréquentation des salles américaines lors de la deuxième semaine d’exploitation du film, une baisse à -68%. Déception du public, qui en attendait finalement trop ? C’est probable.
Libération donne un élement de réponse, que je trouve très juste :
Le marketing, le plus subtilement viral comme le plus bourrin, sous-tend toujours que le film sera la réponse à un désir. Or Cloverfield, le film, ne peut combler ce désir puisqu’il porte en lui la fin du mystère, donc du plaisir.
A méditer, pour Cloverfield 2, déjà prévu par Paramount.
Un billet pour vous présenter la quatrième édition du petit livre rouge du marketing écrit par leïla Chabibi du groupe EBG en partenariat avec de nombreuses sociétés tel que wcube, nurun, et édité par ELENBI. Ce livre se destine au départ pour les annonceurs soucieux de se positionner sur le secteur du web, en leur donnant les moyens d’apprivoiser et de maitriser les nouveaux enjeux d’Internet. Ce livre s’atèle à décrire les nouveaux usages du web, comment entretenir ses liens avec ses clients internautes et comment les fidéliser. Pour cela il s’agit de connaitre les différents medium à exploiter suivant la nature du message et du statut de sa société (viral, blogues, mobiles, advergaming etc…). Ce livre propose ainsi tout un tas de fiches pratiques afin de réussir à augmenter sa visibilité sur internet en tenant compte des aspects juridiques, communautaires et relationnels présents sur internet.
Pour avoir lu le premier le premier des 7 gros chapitres que comporte le livre, la lecture s’avère très facile, le contenu riche et pertinent. Une des grandes nouveautés par apport aux éditions précédentes est sans nul doute les 70 cas pratiques qui donnent ce coté concret et réel du marketing alternatif.
Un livre pour tous
Je pense que cet ouvrage n’est pas seulement destiné qu’aux annonceurs et peut s’avérer très utile pour des agences de communication notamment. Vous l’aurez compris, je vous invite donc à vous procurer cet ouvrage même s’il est vrai que son kilo et demi et ses 45€ en rebuteront peut être certains. Néanmoins, il est incontestable que ce livre est le fruit d’un travail de fond, effectué avec sérieux et professionnalisme. Et comme on dit: La qualité ca se paie !