Cloud Computing : présentation et état des lieux
Cloud Computing est l’un des termes qu’on a le plus entendu en 2009 avec Twitter. Aussi populaire que soit l’expression, elle reste toutefois assez vague à définir et à expliquer.
Redescendons un peu sur la terre ferme en revoyant ensemble ce phénomène. Une fois les clés en main, votre opinion pourra devenir tranchante et votre culture Web enrichie.
Quel bonheur !
« Le Cloud Computing, kézako ? »
Le Cloud Computing ou informatique dans les nuages est un terme général qui désigne le fait de proposer des services hébergés sur Internet.
Cela signifie pour les utilisateurs, qu’ils accèdent à leurs applications et données sur des serveurs distants et non plus sur leurs propres machines. Dans ce concept, les utilisateurs n’ont plus à se soucier des aspects techniques (infrastructures, déploiement, mises à jour…)

« Et j’y gagne quoi à utiliser le principe de Cloud Computing ? »
Il est fort probable que vous l’utilisiez déjà sans vous en rendre compte : Gmail, Flickr ou Spotify sont des services auxquels vous avez accès via Internet et où vous stockez des données. C’est exactement le principe du Cloud Computing.
Si on synthétise, voici sur quels points nous sommes gagnants :
- L’accessibilité : Vos données sont sur un serveur, consultables à n’importe moment et où que vous soyez via une connexion Internet. Elle n’est pas belle la vie ?
- Partage et travail collaboratif : Vous pouvez également partager vos ressources et permettre ainsi un travail à plusieurs. Pensez à Google Docs, on touche du doigt le Web 2.0.
- Économique : Votre prestataire gère complètement les aspects techniques du service et des coûts engendrés. Pour une entreprise, cela se traduit par exemple par la disparition de mises à jour pour chaque poste, car réalisées côté serveur. Homogénéisation des versions et gain de temps. Nous le savons tous : « Le temps c’est de l’argent ».
De plus, lorsqu’ils ne sont pas gratuits, les services en cloud computing sont proposés sur un modèle « à la demande », offrant ainsi aux entreprises la possibilité de moduler leurs demandes en logiciels selon leurs besoins.
« Hum. Niveau inconvénients, qu’est-ce qu’il en ressort ? »
Aucun système n’est parfait, et le Cloud Computing n’échappe pas à la règle. Les points suivants sont à méditer :
- Connexion Internet obligatoire : Sans celle-ci, inutile d’espérer pouvoir accéder à vos ressources. C’est un réel frein lorsqu’on sait qu’en pleine campagne par exemple, le Wi-Fi devient rare et la 3G difficile à capter.
- Transportabilité des données : Vos données sont-elles « prisonnières » du service auxquelles elles sont liées ? C’est parfois le cas, Google Wave en est un exemple. Comment récupérer nos données en cas de fermeture d’un service ou pour simple sauvegarde locale ?
- Sécurité et intégrité des données : Le sujet est loin d’être simple et mérite des études approfondies. En regroupant vos ressources sur Internet vous perdez, une partie du contrôle sur celles-ci. Dès lors que vos données, même chiffrées, transitent sur Internet, le risque de piratage est bien plus présent que sur une utilisation locale.
Deux exemples récents de pertes de données utilisateurs en cloud computing prouvent que le sujet est encore préoccupant.
Toutes les données (contacts, agenda, photos, etc) d’utilisateurs du téléphone Sidekick (de l’opérateur T-mobile) se sont envolées suite à une opération de maintenance ratée par Microsoft.
Autre exemple, un service en ligne de sauvegardes, Carbonite, a perdu les données d’une cinquantaine de clients, à cause d’une défaillance matériel. Il est donc primordial de prendre conscience des limites que le Cloud Computing impose.
« Au final, le Cloud Computing, c’est bien ou c’est mal ? »
Les avis divergent. D’un côté les révolutionnaires vénèrent le principe et voient le futur sur un petit nuage. Un avenir mutualisé et sans cesse connecté à la Toile. De l’autre, les méfiants qui le redoutent et font des inconvénients cités ci-dessus leur argumentaire d’anti-cloud. Trop risqué et trop fragile, ce n’est pas un concept viable.
Au-delà de ces caricatures, le Cloud Computing est un principe révolutionnaire attisant la curiosité et l’intérêt. Google Chrome OS en est la preuve. Ses avantages sont certains et concordent avec les nouveaux besoins grandissants. Mais les craintes qui lui sont associées méritent une attention particulière.
Personnellement, je pense que les particuliers, les professionnels ou les entreprises ne sont pas prêts à se fier complètement à ce principe et de nombreuses craintes subsistent (à juste titre).
Cependant, le Cloud Computing reste indéniablement dans la liste des « Trends topics » (sujets populaires) dans l’avenir des usages Web, qui plus est en 2010 !
