novembre
27
Catégories : Actualités économiques
Nous connaissons tous cette vieille histoire de la souris qui se débat tellement dans son seau de lait qu’elle finit par le transformer en beurre et s’en tire saine et sauve. L’accord gouvernemental issu de la mission Ovennes, comme une énième tentative de lutte contre le piratage me fait croire que l’Elysée poursuit ce rêve.
De quoi on parle ?
Plutôt que de vous retracer l’historique de cet accord, du rapport du patron de la fnac jusqu’à la déclaration de Sarkozy, je préfère citer quelques confrères, qui parlent du sujet avec plus de talent que moi.

En premier lieu, cet article d’Estelle Dumout de ZDNet.fr permet de bien comprendre le contexte. Les acteurs et politiques sont loin d’être unanimes et on peut se demander si cet accord n’est pas un nouvel aveux devant la pression des industriels et un acte calculé dans la politique du tout répressif de notre gouvernement.
[…] l’Adami, qui représente les artistes interprètes et qui n’a pas signé le texte : elle « regrette que les organisations représentant les consommateurs et le public n’aient pas fait partie des négociateurs de cet accord, alors que l’efficacité des dispositifs destinés à lutter contre la gratuité dépend aussi du consentement du public et donc, de son adhésion aux objectifs poursuivis ». Par ailleurs, elle déplore que sa proposition, qui consiste à augmenter la part du prix de la musique effectivement reversée aux artistes n’ait pas été retenue.
Une complexité juridique prévisible
« […] le rapport renoue avec le fantasme d’une police du Net dévouée aux majors. En proposant qu’une nouvelle autorité administrative soit chargée de faire résilier les abonnements au réseau, il dessaisit la justice » Christian Paul, député (PS) de la Nièvre
Au delà de la démagogie affichée, cet accord pose également des problèmes juridiques qui ne manqueront pas de provoquer moult recours en justice.

« Ce transfert des pouvoirs du juge à une autorité administrative revient à créer une véritable juridiction d’exception pour les téléchargeurs et va à l’encontre du principe d’égalité devant la loi » les députés UMP Marc Le Fur et Alain Suguenot au journal Les Echos.
Le débat n’avance pas, toujours la même démagogie
L’UFC-Que Choisir a fait connaître son désaccord face à cet accord interprofessionnel (l’union de consommateurs n’ayant pas été consultée avant la signature de l’accord).
Je vous recommande également l’excellent billet d’Alexandre Delaigue qui par une habile analogie explique clairement ce que tout le monde pense tout bas : en quoi la répression contre le téléchargement pirate est une peine perdue illusoire devant la révolution économique nécessaire de l’industrie culturelle.
Enfin, c’est peut être Alexis Mons, qui par son pragmatisme habituel apporte un début de conclusion à ce débat qui est pourtant loin d’être clos.
Dans cette affaire on paye l’absence de débat sur le numérique aux dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait changer quelque chose à un changement mondial et radical d’économie de la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au coeur. Alors vous me direz que c’est un mauvais film, que la lumière va finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la culture n’est en rien détruite, que ce n’est pas l’économie de la culture qui est remise en cause, c’est le modèle ancien de l’économie de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou Jamendo sont en train d’inventer. Et que l’on ne vienne pas me parler de pirates, il ne manque pas d’études pour montrer que c’est marginal […]. Alexis Mons sur le blog du Groupe Reflect.
novembre
20
Catégories : Nouveaux usages
Vous avez entre 15 et 25 ans, vous passez vos journées à éplucher le web, vous connaissez vraisemblablement le phénomène Facebook. Pour tous les autres, petite présentation pour ne pas être (trop) dépassé.
Initiation..
Passe temps durant la pause ou simplement par plaisir de communiquer, Facebook à d’ores et déjà conquis des milliers d’internautes. Tout le monde en parle, les médias s’y mettent… mais Facebook qu’est-ce que c’est ? Dans un premier temps nous envisageons ce réseau social comme une plateforme collaborative permettant d’échanger avec ses amis (que l’on a bien sûr retrouvé grâce au FriendFinder). En effet, dès lors que vous êtes inscrit au sein d’une communauté, il est alors très facile de retrouver des connaissances, partager des photos, défier vos amis à travers de mini jeux, publier des messages… et encore bien d’autres choses qui vous permettront de vous occuper d’une dizaine de minutes… à quelques heures. A tel point que certains commencent à estimer les pertes de rentabilité causées par ce type de réseau social sur le temps de travail des employés.
Les raisons du succès..
Quoiqu’il en soit, si Facebook marche aussi fort, c’est qu’il est selon moi à la croisée de plusieurs services : Copainsdavant, Linkedin (ou ziki pour son approche moins professionnelle), friendster, etc. Ainsi on peut utiliser Facebook pour se faire connaître auprès des amis de vos amis, de nouvelles communautés. Il vous est possible de rechercher des contacts ou des groupes d’utilisateurs, ou bien chercher des profils qui vous intéressent et avec lesquels vous souhaiteriez entrer en relation. Ce la implique donc, qu’il en est de même pour les autres utilisateurs. Les personnes séduites par votre profil souhaiteront rentrer en contact avec vous. C’est ici un moyen de se créer un réseau social riche, qu’il soit personnel ou professionnel. Cela dit, les relations entre les inscrits sont moins bien définies que sur d’autres réseaux et tous vos contacts sont classés comme « friends » (dans sa définition anglaise). Une fonction de groupe devrait bientôt voir le jour.

Mais devant une telle effervescence, ce service peut aussi favoriser le buzz. Comme je l’ai déjà évoqué précédent, il est assez facile de se faire connaître, de se créer un réseau. Ainsi, nous avons un canal permettant la diffusion de ses idées. Prenons l’exemple d’un artiste peintre. Celui-ci pourra plus facilement communiquer sur ses œuvres, trouver des acheteurs ou créer un réseau autour de son art de façon à gagner en visibilité. De plus, si l’artiste possède déjà un site web ou un blog, signaler aux internautes qu’une communauté Facebook existe favorisera la fidélisation. L’artiste pourra donc avoir une meilleure visibilité sur le web et le buzz créé pourrait donc s’amplifier grâce aux autres internautes.
Quelques nuages à l’horizon?
Cependant, certaines limites attisent la critique. L’ergonomie de l’outil est tout à fait discutable et même les gens parfaitement initiés au web dit « social » sont souvent décontenancés par l’interface. De plus, pour le moment, aucune localisation n’est disponible. Face à la croissance réellement impressionnante du nombre d’inscrits, une version française devrait bientôt voir le jour. Reste que l’annonce du business modèle, révélé il y a quelques jours, et basé sur la revente des données personnelles aux annonceurs fait grincer des dents à juste titre. Pas forcément pérenne et à l’étique très discutable, Facebook, malgré son très large succès a peu être perdu sans le savoir son avantage concurrentiel.
Caroline Rasch - Consultante TIC
novembre
18
Catégories : Evénementiel • Qualité web

Tout juste rentré des ateliers Paris Web 07 que déjà la frustration de n’avoir pu assister aux conférences s’installe. En effet, tous les excellents échos que j’avais pu avoir se sont révélés vrais.
Plusieurs « pointures » du web français et international étaient présentes ce qui a donné lieu à des interventions d’une qualité plus qu’appréciable, des interactions nombreuses avec les auditeurs et une bonne humeur générale toute à fait plaisante.
Le seul défaut que j’ai pu trouver à cette journée est qu’il était impossible d’assister à tous les ateliers…damned
Puisqu’il a fallait en choisir 4, voici les ateliers auxquels j’ai assisté :
Je vais donc vous faire mon petit compte rendu sur ces 4 interventions (en 4 billets différents) qui, est-il besoin de le préciser, ont toutes d’été de grande qualité.
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