Synerg'heBlog le blog de la Junior-Entreprise spécialiste du web » Actualité et veille numérique

Le 13 décembre 2007 à 11h12 par Etienne Maujean

Quand JS remplace l’ActionScript…

La marque de vêtements Victoire vient de mettre en ligne la nouvelle version de son site e-commerçe. Sans trop entrer dans des considérations esthétiques (après tout, on aime ou on n’aime pas) mais le ton est bien donné. On est clairement dans l’univers de la mode, et les rappels à Paris sont bien marqués. Soit.

Ce que je trouve le plus intéressant n’est pas tant son design épuré, s’appuyant principalement sur des photographies plein écran (reprenant un peu le principe de danone.com), ni même l’utilisation massive d’effets de transitions ou de transparences. Non, ce qui me semble remarquable, c’est que cette fluidité donnée par ces animations est intégralement réalisée en JavaScript. Et oui, aucun fichier flash là dessous.

Victoire-paris.com

Plus que le défi technologique, j’apprécie que le site soit compatible avec tous les navigateurs courants, et entièrement consultable dans un environnement privé de support JS (à priori, seul le zoom sur un produit ne fonctionne pas). Alors certes, le contenu apparait assez bas si l’on désactive la feuille de style, mais le travail est quand même remarquable.

Bravo donc à l’agence Nurun et notamment Emmanuelle Fillassier (CP) et Sébastien Valléry (Dev/intégrateur).

Etienne Maujean
Billet publié par Etienne Maujean
dans Veille techno
Le 11 décembre 2007 à 10h12 par Etienne Maujean

Idée créative – La pub qui met le feu à votre interface

Pour reprendre le billet de mon collègue sur les publicités numériques intrusives, et pour faire écho à la très intéressante conférence sur la pub online de designersinteractifs la semaine passée, je souhaite vous faire partager cet exemple du e-commerçant hollandais Hema.

Lors de cette conférence, Amélie Boucher à très bien résumé la problématique majeure de la publicité online. Par nature intrusive puisque non désirée par l’utilisateur, elle se doit donc d’être particulièrement créative et bien intégrée dans la page pour au mieux provoquer le clic, au pire ne pas faire quitter l’internaute du site.

Cet exemple est donc particulièrement intéressant, puisqu’original et innovant. Sous une apparence de page catalogue classique, il suffit de quelques secondes pour que les éléments s’animent dans un scénario de chute de domino (chaque élément agit sur un autre pour former une chaîne d’actions).

Hema.nl, pub créative

C’est bien vu, mais à la longue, je me demande ce qu’en penseraient les utilisateurs réguliers de ce site, si on leur proposait cette publicité en page d’accueil sans avoir la possibilité de « passer » outre cette (un peu longue) séquence…

via 60questions.net.

Etienne Maujean
Billet publié par Etienne Maujean
dans Créativité
Le 30 novembre 2007 à 20h11 par Mathieu Crucq

Ces pubs qui envahissent notre vie…d’Internaute

Il serait aujourd’hui quasi-mission impossible de relever toute la publicité à laquelle nous sommes confrontés dans une journée.

Affiche 4 par 3, abribus, spots radio, pubs télé, journaux…j’en passe et des meilleures.

Le net n’a été que très peu à l’abri. Les annonceurs ont rapidement compris la portée mondiale de la toile et son fort potentiel dans la diffusion de messages promotionnels.

C’est d’ailleurs une (si ce n’est la plus importante) source de revenus des sites portails.

Si je ne vois rien de mal à la présence des publicités (il faut bien se rémunérer), un nouveau type d’affichage publicitaire est apparu depuis quelques temps déjà sur nos chers sites internet. J’appel cela le background of the death ;-)

Et bien oui, quelle est la plus grande surface sur un site Internet ? Le fond du site bien sûr puisqu’il prend « juste » toute la place.

Si certaines plateformes l’intègrent avec un minimum de goût (Allociné par exemple), d’autres n’hésitent pas à casser littéralement leur charte graphique en imposant une vision d’horreur à nous autres internautes.

 

Allociné - hompage

 

Une vision d’horreur

Dernièrement, j’ai été horrifié devant Deezer, ce service que pourtant j’adore (et pour lequel je suis très complaisant)

Si l’encart pub d’avant était déjà bien visible (290px par 240px), il était aisé de l’admettre compte tenu de la qualité du service.

 

Homepage de Deezer

 

Avec l’affichage imposé de ce (gros) téléphone, la maquette se trouve à mon sens détruite et apporte son lot de nuisances lors de la navigation.

Une navigation perturbée

Le rôle du fond du site (si tant est que l’on puisse parler d’un rôle) est de supporter le site en lui-même pour mettre en avant le contenu et permettre une navigation plus aisée à son utilisateur.

Certes nous pouvons trouver des exceptions à cette règle mais globalement, le but n’est pas de focaliser l’attention sur lui.

L’insertion d’un élément porteur de sens en fond vient donc casser toute cette logique de mise en avant de l’information principale.

Les bannières de pub simples, de par leur position sur les pages (haut, gauche ou droite) et leurs tailles relatives (730*90 par exemple) ne détournaient pas trop le regard de l’internaute car ces dernières étaient admises et ne nuisaient finalement que moyennement à la navigation.

Le problème dans tout ça c’est que cette technique a tendance à se propager un peu trop à mon sens sur le net : Allociné, l’Equipe, Jeuxvideo.com, Lexode…de nombreux sites à fort trafic se retrouvent à adopter petit à petit cette méthode.

 

Jeuxvideo.com - homepage

 

Au delà du fait que ces backgrounds soient esthétiquement déplaisants, ils peuvent sortir complètement du contexte éditorial du portail et nous obtenons là une certaine aberration. Dans le cas de l’Equipe, notre regard est tout embrouillé devant une publicité énorme du nouveau Beowulf, elle-même renforcée par des bannières au sein du site…sans commentaire.

 

L’Equipe - homepage

 

Ce genre de publicités a au moins un avantage, celui de nous faire apprécier les bonnes petites bannières bien standards…

 

Pour aller plus loin concernant les publicités sur le net :

Le 29 novembre 2007 à 12h11 par Edouard Naeem

La magie de la vectorisation

Un court billet pour vous faire part d’un service pourtant pas tout récent, mais qui m’avait échappé jusqu’alors. VectorMagic est un outil de vectorisation d’images avec la particularité de fonctionner complètement online. Plus besoin d’avoir une solution graphique professionnelle comme Adobe Illustrator, Inkscape ou de recourir à quelques bricolages comme le permet la fonction de Flash 8.

Une simple connexion (haut débit) et vos images bitmaps (.jpg, .gif, .pgn, .bmp, .tiff) se transformeront en quelques clics en fichiers vectoriels (.eps, .svg, .png). Plutôt qu’un long discours, voici une petite vidéo qui explique le fonctionnement de l’outil.

Alors bien sûr, c’est en anglais et l’application flex est encore un peu gourmande en ressources. Cependant, le tout est assez efficace (évidemment les résultats sont meilleurs sur un logo ou un visuel simple plutôt que sur une photographie mais quand même) et s’avère pratique à l’usage.

Essayez le : VectorMagic.

Edouard Naeem
Billet publié par Edouard Naeem
dans Service online
Le 28 novembre 2007 à 10h11 par Gilles

Le roi est mort, vive le roi!

En lieu et place du roi, un prince assurément. Pointblog le célèbre, porté par les volontaires épaules du journaliste Gilles Klein a fermé ses portes numériques il y a quelques jours. Deux ans après sa reprise, des galères de trésorerie et quelques milliers de billets plus tard, il renaît, sous un nouveau nom et en parfaite autonomie cette fois.

Bandeau LeMondeDuBlog

Plutôt qu’un long discours, le journal LeMonde l’ayant déjà fait, allez vite découvrir ce nouveau blog.

Gilles
Billet publié par Gilles
dans Buzz
Le 27 novembre 2007 à 22h11 par Etienne Maujean

“Sarkoliviennes” où le mythe de la souris dans un seau de lait

Nous connaissons tous cette vieille histoire de la souris qui se débat tellement dans son seau de lait qu’elle finit par le transformer en beurre et s’en tire saine et sauve. L’accord gouvernemental issu de la mission Ovennes, comme une énième tentative de lutte contre le piratage me fait croire que l’Elysée poursuit ce rêve.

De quoi on parle ?

Plutôt que de vous retracer l’historique de cet accord, du rapport du patron de la fnac jusqu’à la déclaration de Sarkozy, je préfère citer quelques confrères, qui parlent du sujet avec plus de talent que moi.

Denis Olivennes, patron de la Fnac

En premier lieu, cet article d’Estelle Dumout de ZDNet.fr permet de bien comprendre le contexte. Les acteurs et politiques sont loin d’être unanimes et on peut se demander si cet accord n’est pas un nouvel aveux devant la pression des industriels et un acte calculé dans la politique du tout répressif de notre gouvernement.

[...] l’Adami, qui représente les artistes interprètes et qui n’a pas signé le texte : elle « regrette que les organisations représentant les consommateurs et le public n’aient pas fait partie des négociateurs de cet accord, alors que l’efficacité des dispositifs destinés à lutter contre la gratuité dépend aussi du consentement du public et donc, de son adhésion aux objectifs poursuivis ». Par ailleurs, elle déplore que sa proposition, qui consiste à augmenter la part du prix de la musique effectivement reversée aux artistes n’ait pas été retenue.

Une complexité juridique prévisible

« [...] le rapport renoue avec le fantasme d’une police du Net dévouée aux majors. En proposant qu’une nouvelle autorité administrative soit chargée de faire résilier les abonnements au réseau, il dessaisit la justice » Christian Paul, député (PS) de la Nièvre

Au delà de la démagogie affichée, cet accord pose également des problèmes juridiques qui ne manqueront pas de provoquer moult recours en justice.

Illustration justice

« Ce transfert des pouvoirs du juge à une autorité administrative revient à créer une véritable juridiction d’exception pour les téléchargeurs et va à l’encontre du principe d’égalité devant la loi » les députés UMP Marc Le Fur et Alain Suguenot au journal Les Echos.

Le débat n’avance pas, toujours la même démagogie

L’UFC-Que Choisir a fait connaître son désaccord face à cet accord interprofessionnel (l’union de consommateurs n’ayant pas été consultée avant la signature de l’accord).

Je vous recommande également l’excellent billet d’Alexandre Delaigue qui par une habile analogie explique clairement ce que tout le monde pense tout bas : en quoi la répression contre le téléchargement pirate est une peine perdue illusoire devant la révolution économique nécessaire de l’industrie culturelle.

Enfin, c’est peut être Alexis Mons, qui par son pragmatisme habituel apporte un début de conclusion à ce débat qui est pourtant loin d’être clos.

Dans cette affaire on paye l’absence de débat sur le numérique aux dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait changer quelque chose à un changement mondial et radical d’économie de la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au coeur. Alors vous me direz que c’est un mauvais film, que la lumière va finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la culture n’est en rien détruite, que ce n’est pas l’économie de la culture qui est remise en cause, c’est le modèle ancien de l’économie de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou Jamendo sont en train d’inventer. Et que l’on ne vienne pas me parler de pirates, il ne manque pas d’études pour montrer que c’est marginal [...]. Alexis Mons sur le blog du Groupe Reflect.

Etienne Maujean
Billet publié par Etienne Maujean
dans Actualités