Synerg'heBlog le blog de la Junior-Entreprise spécialiste du web » Actualité et veille numérique

 1  2 
Le 11 février 2010 à 08h02 par Estelle Courdoisy

Google Buzz, un nouveau service de micro-blogging face à Facebook et Twitter

google buzz

Comme vous le savez probablement, Google a lancé il y a quelques jours son propre service de micro-blogging social nommé Google Buzz.
Ce nouveau service, qui n’en est pas vraiment un en réalité, est directement intégré à Gmail et permet de suivre en direct, l’actualité de vos contacts.

Des valeurs sûres et des nouveautés

Au programme de ce service, un grand nombre de fonctions présentes sur différents services de micro-blogging, mais aussi des nouveautés à la Google.

Buzz permet donc de publier des actualités, des photos, des vidéos et des tweets, le tout en lien direct avec Picassa, Flickr, Youtube, Reader et Twitter. Ces différentes publications peuvent, comme on est à présent habitué, être commentées ou simplement « aimées ». De plus, Buzz propose la mise à jour des publications en temps réel grâce à Ajax, ainsi que le filtrage de celles-ci.

Mais Google va plus loin avec Buzz, en effet, les différentes publications sont également positionnées grâce à la géolocalisation, ce qui permet d’avoir accès aux publications publiques qui ont été effectuées à proximité de l’endroit où l’on est.

Enfin, Buzz étant intégré à Gmail, il permet de créer votre réseau de manière automatique grâce à l’ajout de vos contacts Gmail dans Buzz, vous avez cependant accès à la validation de ces ajouts. De la même manière, en fonction des contenus de vos publications, Buzz vous proposera des publications publiques et des contacts extérieurs qui vous intéresseront potentiellement, une manière de plus pour Google de s’inclure dans nos vies, comme diront certains.

Le tout est, comme toujours chez Google, présenté dans une interface épurée et intuitive. Pour ceux qui n’y ont pas encore accès, voilà un aperçu. Google Buzz sera en effet accessible à tous les utilisateurs de Gmail dans les prochains jours.

googlebuzz

Un réel concurrent de Facebook et Twitter ?

La question qui revient forcement est celle de la concurrence de Buzz : Twitter ? Facebook ? Oui forcement, mais aussi des services qui montent comme Friendfeed, Foursquare ou encore Brightkite.

Google a-t-il une chance de concurrencer Facebook ? Personnellement je n’y crois pas vraiment, notamment à cause du fait que beaucoup de particuliers qui utilisent Facebook, n’utilisent pas Gmail, qui est nécessaire pour Buzz.

Quand à Twitter, c’est une possibilité, mais comme beaucoup le disent, les contacts Gmail sont rarement les même que les contacts Twitter. Cependant grâce à la fonctionnalité qui permet d’ajouter des contacts extérieurs, Buzz pourrait grâce à l’utilisation que l’on peut en faire, concurrencer Twitter. L’évolution de Buzz est donc à suivre.

Le gros avantage mais aussi l’un des inconvénients de Buzz est qu’il s’inscrit dans un panel de services préexistants (Gmail, Twitter, Picassa, Flicker, Youtube, Reader, Lattitude, Profile…). L’un de ses point faible est qu’il s’agit encore d’une nouvelle plateforme de micro-blogging, certes aidée par la notoriété de Google, mais qui vise une cible (Facebook), selon moi décalée par rapport à la cible habituelle de Google.

Une version mobile poussée

Pour finir, quelques mots sur la partie mobile. Avec une interface très soignée, Google montre l’importance que prend à ses yeux ce secteur. La vidéo suivante vous en dit plus.

Suivons donc l’évolution de Buzz, montera-t-il en puissance comme beaucoup des services Google ou stagnera-t-il comme Wave ?

Le 19 janvier 2009 à 08h01 par Clément Simon

Spotify : ça bouge dans la musique en ligne

Logo Spotify

Spotify, une nouvelle application permettant d’écouter légalement de la musique en ligne, a suscité ces dernières semaines un engouement sans précédent. Il est vrai que le service semble très prometteur. Qu’en est-il vraiment ?

La relève de Deezer ?

Un certain nombre de critiques s’élèvent depuis peu contre le leader du streaming de musique, Deezer : branding déroutant du player et excès publicitaires, plus de lecture continue des titres d’une recherche, qualité audio moyenne voire mauvaise… Alors que le service (français lui-aussi) Jiwa commençait à gratter des parts de marché, l’arrivée de Spotify change la donne.

Une fois votre compte créé, il vous faut télécharger l’application, qui tourne pour l’instant sous Windows et Mac OS X. Au premier coup d’œil, c’est assez plaisant. Cela fait beaucoup penser à Songbird, sans le navigateur web ni la possibilité de lire les morceaux stockés localement. L’interface s’avère ergonomique et agréable à utiliser. Le logiciel suggère intelligemment de la musique,  avec une pertinence loin de Last.fm mais prometteuse. Mais le plus impressionnant réside dans la rapidité avec laquelle l’application charge la musique ainsi que la qualité audio de celle-ci. Le service est pour l’instant disponible uniquement en Europe : Royaume Uni, Suède, Finlande, Norvège, Espagne et France. Le catalogue est bien fourni, grâce à plusieurs accords passés avec les majors. Il s’avère cependant pour l’instant inférieur à ce que peut proposer Deezer. Notons aussi la puissance du moteur de recherche, qui permet par exemple de rechercher toute la musique d’un style donné sur une période donnée (spotify:search:genre:rap+year:1980-1990).
Le partage de playlists et de titres est géré par des liens HTTP ou des URI spécifiques. Plusieurs services de partage de playlists ont déjà vu le jour. Enfin, soulignons la fonctionnalité phare qui ravira les aficionados de la musique en ligne : la possibilité de scrobbler sur Last.fm.

Une application cliente pour contrer des services web ?

Le pari est risqué à l’heure où les services web se développent de plus en plus et que les progrès technologiques permettent de concevoir des applications entièrement en ligne. Tentons de justifier ce choix. Il est d’abord technologique, puisque Spotify utilise en partie le peer-to-peer, en plus des serveurs de la société. Enfin, le confort d’utilisation par rapport aux players full-flash est bien supérieur et suffit à lui seul à le justifier. Pour continuer à  exister, Spotify devra néanmoins continuer son portage, pour s’adapter aux mobiles et contrer la future application iPhone/iPod Touch de Deezer.
Au passage, il est intéressant de constater que le lead developer est
un ancien de l’équipe de uTorrent, Ludvig Strigeus.

Un double business model

Le modèle introduit par Spotify est nouveau : un service de base gratuit financé par des spots publicitaires insérés dans les flux audio ou bien un accès illimité sans publicité : pendant 24 h pour 0,99 € ou en abonnement mensuel pour 9,99 € par mois. Exit donc le tout-gratuit supporté exclusivement par la pub. Il est malgré tout fort probable que Spotify trouve sa clientèle. Certains services web populaires (Flickr, Remember the milk, Assembla) le montrent avec leurs versions premium : l’utilisateur est prêt à payer pour un service performant.
Il n’y a pas de publicité pour l’instant pour les adeptes du gratuit, mais cela ne saurait tarder.

Alors que se tient en ce moment à Cannes la grande messe annuelle de l’industrie musicale, le Midem, les majors continuent de passer à côté et l’ambiance chez les industriels est morose. 2008 a été l’année du développement des services de musique en ligne ainsi que des initiatives de Nine Inch Nails et de Radiohead. 2009 sera l’année de la fin des DRM et probablement de l’avènement de certains modèles de diffusion. Il est probable que Spotify fasse partie du paysage.

Le 29 février 2008 à 17h02 par Mathieu Crucq

Interview #2 | Emma candidate ! pour un emploi

banniere emma

Mardi dernier je vous parlais d’Emma candidate, cette jeune Rennaise ayant créé toute une opération de communication autour de sa recherche d’emploi. Idée tout à fait astucieuse pour « sortir du lot » et se faire remarquer.

A défaut de pouvoir nous rencontrer, Emma nous a accordé une interview téléphonique.


Au sommaire de ce podcast audio donc :

  • Intro (0′00)
  • Présentation (0′19)
  • Pourquoi monter cette opération (1′00)
  • Bilan sur cette semaine de campagne (2′45)
  • Mobilité géographique ? (4′26)
  • Compréhension de la démarche auprès des entreprises (5′30)
  • Combien de temps pour préparer cette opération ? (6′00)
  • Conseillée par des pros ? (6′48)
  • Combien de personnes en coulisses ? (7′53)
  • Emma, un pseudonyme ? (8′44)
  • L’après campagne (9′03)
  • Remerciement (10′23)

Ecouter l’interview (12min 50s) :

Mathieu Crucq
Billet publié par Mathieu Crucq
dans Interview
Le 25 février 2008 à 23h02 par Mathieu Crucq

Yahoo Buzz se dévoile !

Yahoo Buzz logoVolontaire ou non (plutôt oui que non d’ailleurs), Yahoo!Buzz est maintenant accessible à cette adresse : http://alpha.buzz.yahoo.com/ar..


La version « officielle » voudrait que cette url ne soit accessible qu’aux employés…à d’autres !

Yahoo Buzz screenshot

N’essayer pas de naviguer dans le site, vous ne le pourrez pas sans authentification préalable.

Mais au fait, c’est quoi Yahoo!Buzz ?

Tout simplement le dernier né de chez Yahoo ! . Ce nouveau service se positionnerait comme un concurrent du déja bien en place Digg. Le fameux « Digg it » sera ici remplacé par un « Buzz Up » (bonjour l’innovation) et permettra je présume de faire ressortir le contenu pertinent via les participations actives des internautes.


Une question me taraude cependant l’esprit : La notoriété de Yahoo suffira-t-elle à faire émerger davantage ce type de recherches par pertinence issues de la notation utilisateur ?

A l’heure actuelle et à défaut de pouvoir encore tester l’application, on peut déja dire que l’interface et l’ergonomie demeurent bien plus attractives que celles de son concurrent direct. Une manière de toucher un plus large public ? Verdict dès demain puisque c’est le 26 février que ce service sera inauguré !


Liens complémentaires :

Mathieu Crucq
Billet publié par Mathieu Crucq
dans Buzz, Service online
Le 18 février 2008 à 17h02 par Mathieu Crucq

Interview #1 | Alexandre Very – Balistik*Art

Entete_Alex_Very

Cet entretien avec Alexandre Very, cofondateur de l’agence de buzz Balistik*Art, vient inaugurer une nouvelle rubrique sur le blog de Synerg’heTiC. Nous essaierons de vous proposer régulièrement des interviews vidéos de professionnels de l’internet afin de vous faire découvrir des métiers et opinions comme autant de prises de température du marché.

Nous avons rencontrés quelques problèmes durant la prise de son ce qui explique le léger souffle en fond.

Au sommaire de cette interview :

  • Le positionnement de Balistik*Art
  • Le buzz au service du luxe
  • La réussite d’une campagne de buzz
  • Ton opération la plus réussie
  • Ton métier dans le futur
  • Agences de pub VS agences de buzz
  • Second Life, une plate forme idéale pour le buzz
  • L’évènementiel, la clef d’un bon buzz
  • Petite réflexion philosophique sur l’Iphone


Liens complémentaires :

Mathieu Crucq
Billet publié par Mathieu Crucq
dans Buzz, Interview
Le 16 février 2008 à 13h02 par Quentin Pinczon du sel

Cloverfield, une campagne modèle ?

A moins que, durant les derniers mois, vous ne vous soyez isolés dans un bus au fond de l’Alaska, et sans moyen de communication, il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler de Cloverfield. C’était mercredi dernier, le 6 février, que les salles obscures françaises accueillaient la grosse production de J.J Abrams (créateur de Alias et Lost, un débutant), au terme d’une campagne de marketing viral plutôt impressionnante, et surtout très efficace.

Petit retour sur cette campagne, pour ceux qui seraient passés à côté.



Le buzz Cloverfield débute l’été dernier, avec la projection d’un teaser mystérieux, sans titre, avant les séances de Transformers. Rapidement, la toile prend le relais, et plusieurs faux sites sont publiés. Parmis-eux, Slusho, un faux fabricant de boissons gazeuses, Tagruato, un faux exploitant de plateformes de forage, ou encore plusieurs MySpace des personnages du film. J.J Abrams reprend ici une technique qu’il avait déjà utilisé pour sa série Lost (mais si, rappelez-vous, le site d’Oceanic Airlines), à savoir l’ancrage de l’univers de son film dans la réalité. Une technique de communication imparable, qui permet de donner une consistance non négligeable au film, avant même que le sujet n’en soit connu. C’est aussi l’occasion pour les internautes de partir à la chasse aux indices, chasse relayée par de nombreux sites, formant petit à petit une communauté grandissante autour du projet.


La deuxième phase de la campagne a été de porter le film sur les deux plus gros réseaux sociaux existants, Facebook et MySpace. Là encore, une idée brillante, puisque la cible du film est principalement les 12-25 ans, les plus gros utilisateurs des réseaux sociaux sus-cités. Et le succès des pages consacrés au film, sur ces deux réseaux, a été loin d’être négligeable.


Le blog de SQLI Agency a publié un slide, mercredi, qui analyse de manière très détaillé la présence de Cloverfield sur Internet, que ce soit par l’intermédiaire de ses sites satellites, ou bien des réseaux sociaux. 19000 fans/amis sur Facebook et MySpace, des PageRank allant de 4 à 6 pour les sites satellites… Des chiffres impressionnants, qui témoignent d’une gestion de la campagne extrêmement bien réussie.



Alors forcément, quand le film est sorti aux Etats-Unis, le 18 janvier, il a pris la tête du Box-office avec 41 millions de dollars de recettes. Produit avec un budget de 25 millions de dollars, le film était déjà rentabilisé. La campagne marketing a-t’elle pour autant atteint son but ? On est en droit de se poser la question, au vu de la baisse de fréquentation des salles américaines lors de la deuxième semaine d’exploitation du film, une baisse à -68%. Déception du public, qui en attendait finalement trop ? C’est probable.

Libération donne un élement de réponse, que je trouve très juste :

Le marketing, le plus subtilement viral comme le plus bourrin, sous-tend toujours que le film sera la réponse à un désir. Or Cloverfield, le film, ne peut combler ce désir puisqu’il porte en lui la fin du mystère, donc du plaisir.


A méditer, pour Cloverfield 2, déjà prévu par Paramount.