Synerg'heBlog le blog de la Junior-Entreprise spécialiste du web » Actualité et veille numérique

1
Le 29 novembre 2008 à 14h11 par Clément Simon

Optimisez vos campagnes display avec SnapAds

SnapAdsLa performance des campagnes "display" est continuellement améliorable par l’analyse des comportements utilisateurs et des taux de conversion. L’optimisation de ces campagnes est un enjeu important tant pour les annonceurs que pour les sites supports et l’industrie a depuis longtemps intégré ces pratiques. L’analyse fine des comportements utilisateurs, sur le site support et sur la publicité (pixel tracking, performance des déclinaisons) permet d’améliorer significativement ses résultats.

Un service innovant

Manuellement, par l’analyse, la performance peut-être améliorée mais un grand nombre de facteurs peut influer sur celle-ci et il peut donc s’avérer difficile de mettre en place ces optimisations et de prendre les bonnes décisions. Cette amélioration continue s’avère de plus particulièrement chronophage. Un certain nombre d’outils d’ajustement existent sur le marché et permettent notamment d’optimiser automatiquement la rotation des créations (d’une même annonce) en fonction d’objectifs prédéfinis. Une nouvelle solution bien plus innovante a récemment vu le jour. La startup s’appelle SnapAds et partage quelques fondateurs avec Weebly, service de création de site web. Le principe est que l’annonceur (ou l’agence) fournit un fichier Photoshop (ou Flash) qui contient autant de calques que de versions de l’annonce.

Une série de bannières Superman, sur le site de SnapAds

Plusieurs déclinaisons d’une annonce Spiderman.

La souplesse de ce système permet donc de modifier légèrement (wording, couleurs…) comme profondément (design, placement du visuel…) les créations. L’idée est d’en soumettre un très grand nombre à l’algorithme (proche du A/B testing) qui se charge d’afficher d’abord aléatoirement les annonces, puis de sélectionner les familles d’annonces les plus performantes tout en éliminant celles qui le sont moins. Il y a donc un travail conséquent à fournir en création mais l’affinage automatique améliore la campagne en permanence et permet selon le site de SnapAds d’obtenir des résultats intéressants.

Un exemple sur Reddit

L’une des premières campagnes est en cours sur Reddit et en rechargeant la page, on peut obtenir différentes déclinaisons d’annonces pour Axe Detailer :

Déclinaison de l'annonce Axe "More"

Déclinaison de l'annonce Axe "Check-it-out"

Déclinaison de l'annonce Axe "No button"

Plusieurs accroches s’enchaînent ( bannière GIF), mais celles-ci ne changent pas dans les 3 cas observés. En revanche, les visuels changent ainsi que le bouton, qui est même absent sur une des annonces.
Belle opération pour Axe (Unilever), qui sait être avant-gardiste en matière de publicité online. La question est de savoir si les agences et les annonceur français sont prêts à franchir le pas et à travailler avec ce type de service ?

- TechCrunch en parle ;
- Genetic A/B Testing with JavaScript, un post de John Resig sur une implémentation JS/PHP de l’A/B Testing: Genetify, qui pourrait devenir un projet open-source ;
- An introduction to A/B Testing, article sur 20bits ;
- Unilever Displays Axe via SnapAds, article sur Adweek.

 

Le 16 février 2008 à 13h02 par Quentin Pinczon du sel

Cloverfield, une campagne modèle ?

A moins que, durant les derniers mois, vous ne vous soyez isolés dans un bus au fond de l’Alaska, et sans moyen de communication, il est peu probable que vous n’ayez pas entendu parler de Cloverfield. C’était mercredi dernier, le 6 février, que les salles obscures françaises accueillaient la grosse production de J.J Abrams (créateur de Alias et Lost, un débutant), au terme d’une campagne de marketing viral plutôt impressionnante, et surtout très efficace.

Petit retour sur cette campagne, pour ceux qui seraient passés à côté.



Le buzz Cloverfield débute l’été dernier, avec la projection d’un teaser mystérieux, sans titre, avant les séances de Transformers. Rapidement, la toile prend le relais, et plusieurs faux sites sont publiés. Parmis-eux, Slusho, un faux fabricant de boissons gazeuses, Tagruato, un faux exploitant de plateformes de forage, ou encore plusieurs MySpace des personnages du film. J.J Abrams reprend ici une technique qu’il avait déjà utilisé pour sa série Lost (mais si, rappelez-vous, le site d’Oceanic Airlines), à savoir l’ancrage de l’univers de son film dans la réalité. Une technique de communication imparable, qui permet de donner une consistance non négligeable au film, avant même que le sujet n’en soit connu. C’est aussi l’occasion pour les internautes de partir à la chasse aux indices, chasse relayée par de nombreux sites, formant petit à petit une communauté grandissante autour du projet.


La deuxième phase de la campagne a été de porter le film sur les deux plus gros réseaux sociaux existants, Facebook et MySpace. Là encore, une idée brillante, puisque la cible du film est principalement les 12-25 ans, les plus gros utilisateurs des réseaux sociaux sus-cités. Et le succès des pages consacrés au film, sur ces deux réseaux, a été loin d’être négligeable.


Le blog de SQLI Agency a publié un slide, mercredi, qui analyse de manière très détaillé la présence de Cloverfield sur Internet, que ce soit par l’intermédiaire de ses sites satellites, ou bien des réseaux sociaux. 19000 fans/amis sur Facebook et MySpace, des PageRank allant de 4 à 6 pour les sites satellites… Des chiffres impressionnants, qui témoignent d’une gestion de la campagne extrêmement bien réussie.



Alors forcément, quand le film est sorti aux Etats-Unis, le 18 janvier, il a pris la tête du Box-office avec 41 millions de dollars de recettes. Produit avec un budget de 25 millions de dollars, le film était déjà rentabilisé. La campagne marketing a-t’elle pour autant atteint son but ? On est en droit de se poser la question, au vu de la baisse de fréquentation des salles américaines lors de la deuxième semaine d’exploitation du film, une baisse à -68%. Déception du public, qui en attendait finalement trop ? C’est probable.

Libération donne un élement de réponse, que je trouve très juste :

Le marketing, le plus subtilement viral comme le plus bourrin, sous-tend toujours que le film sera la réponse à un désir. Or Cloverfield, le film, ne peut combler ce désir puisqu’il porte en lui la fin du mystère, donc du plaisir.


A méditer, pour Cloverfield 2, déjà prévu par Paramount.