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Le 7 avril 2009 à 08h04 par Julien Dubois

tKaap de dessiner un panda ?

Logo tKaapComme vous êtes de fidèles lecteurs du Synerg’heBlog vous n’êtes pas sans savoir que nous suivons de près le projet tKaap mené par Sylvain Weber et Jacinthe Busson. Nous avions assisté à la soirée de lancement, avions interviewé Sylvain et nous voilà maintenant prêts à vous offrir des invitations pour rejoindre la communauté des défis en ligne !

tKaap lance un grand concours de dessin avec à la clé la possibilité de gagner :

  • Une Suite Adobe CS4 Design Premium (Valeurs 2630 €) pour celui qui récoltera le plus de votes au sein de la communauté
  • Une Suite Adobe CS4 Web Premium (Valeurs 2271,20 €) pour le gagnant nommé lors de la soirée GraphicJam spécial Nekomix le 22 avril au Café Dune

Pour participer c’est simple il vous suffit de relever le défi « tKaap de dessiner un panda ? » en vous inscrivant sur le site grâce à l’invitation que l’on vous offre et en publiant votre dessin. Les règles du jeu sont décrites sur la page du défi, en voici un aperçu :

Les règles du jeu sont simples. Panda geek, SuperPanda ou déguisé en poulpe…
C’est toi qui vois !

Pour ce qui est du style et des couleurs, ta création est totalement libre. Toutes les techniques sont acceptées (illustration, graphisme, photographie, photomontage, graffiti, collage, …)

Dépose ta création avant le 20 Avril 2009 a minuit. Formats Jpeg de taille maximum 1600×1200.

Alors si vous êtes partants pour relever ce défi, voilà comment recevoir une invitation. Il suffit simplement que vous laissiez un commentaire avec une adresse email valide et nous vous contacterons pour vous expliquer la démarche détaillée !

A vos crayons et bonne chance à tous !

Le 19 janvier 2009 à 08h01 par Clément Simon

Spotify : ça bouge dans la musique en ligne

Logo Spotify

Spotify, une nouvelle application permettant d’écouter légalement de la musique en ligne, a suscité ces dernières semaines un engouement sans précédent. Il est vrai que le service semble très prometteur. Qu’en est-il vraiment ?

La relève de Deezer ?

Un certain nombre de critiques s’élèvent depuis peu contre le leader du streaming de musique, Deezer : branding déroutant du player et excès publicitaires, plus de lecture continue des titres d’une recherche, qualité audio moyenne voire mauvaise… Alors que le service (français lui-aussi) Jiwa commençait à gratter des parts de marché, l’arrivée de Spotify change la donne.

Une fois votre compte créé, il vous faut télécharger l’application, qui tourne pour l’instant sous Windows et Mac OS X. Au premier coup d’œil, c’est assez plaisant. Cela fait beaucoup penser à Songbird, sans le navigateur web ni la possibilité de lire les morceaux stockés localement. L’interface s’avère ergonomique et agréable à utiliser. Le logiciel suggère intelligemment de la musique,  avec une pertinence loin de Last.fm mais prometteuse. Mais le plus impressionnant réside dans la rapidité avec laquelle l’application charge la musique ainsi que la qualité audio de celle-ci. Le service est pour l’instant disponible uniquement en Europe : Royaume Uni, Suède, Finlande, Norvège, Espagne et France. Le catalogue est bien fourni, grâce à plusieurs accords passés avec les majors. Il s’avère cependant pour l’instant inférieur à ce que peut proposer Deezer. Notons aussi la puissance du moteur de recherche, qui permet par exemple de rechercher toute la musique d’un style donné sur une période donnée (spotify:search:genre:rap+year:1980-1990).
Le partage de playlists et de titres est géré par des liens HTTP ou des URI spécifiques. Plusieurs services de partage de playlists ont déjà vu le jour. Enfin, soulignons la fonctionnalité phare qui ravira les aficionados de la musique en ligne : la possibilité de scrobbler sur Last.fm.

Une application cliente pour contrer des services web ?

Le pari est risqué à l’heure où les services web se développent de plus en plus et que les progrès technologiques permettent de concevoir des applications entièrement en ligne. Tentons de justifier ce choix. Il est d’abord technologique, puisque Spotify utilise en partie le peer-to-peer, en plus des serveurs de la société. Enfin, le confort d’utilisation par rapport aux players full-flash est bien supérieur et suffit à lui seul à le justifier. Pour continuer à  exister, Spotify devra néanmoins continuer son portage, pour s’adapter aux mobiles et contrer la future application iPhone/iPod Touch de Deezer.
Au passage, il est intéressant de constater que le lead developer est
un ancien de l’équipe de uTorrent, Ludvig Strigeus.

Un double business model

Le modèle introduit par Spotify est nouveau : un service de base gratuit financé par des spots publicitaires insérés dans les flux audio ou bien un accès illimité sans publicité : pendant 24 h pour 0,99 € ou en abonnement mensuel pour 9,99 € par mois. Exit donc le tout-gratuit supporté exclusivement par la pub. Il est malgré tout fort probable que Spotify trouve sa clientèle. Certains services web populaires (Flickr, Remember the milk, Assembla) le montrent avec leurs versions premium : l’utilisateur est prêt à payer pour un service performant.
Il n’y a pas de publicité pour l’instant pour les adeptes du gratuit, mais cela ne saurait tarder.

Alors que se tient en ce moment à Cannes la grande messe annuelle de l’industrie musicale, le Midem, les majors continuent de passer à côté et l’ambiance chez les industriels est morose. 2008 a été l’année du développement des services de musique en ligne ainsi que des initiatives de Nine Inch Nails et de Radiohead. 2009 sera l’année de la fin des DRM et probablement de l’avènement de certains modèles de diffusion. Il est probable que Spotify fasse partie du paysage.

Le 8 décembre 2008 à 16h12 par Sébastien Juzac

Récap’ de la soirée tKaap

tKaap, c’est le service web dont tout le monde a entendu parlé, mais dont (quasi) personne ne savait quel en était le concept. Il a été jalousement gardé jusqu’à mardi soir par un couple de geeks affirmé, Jacinthe Busson et Sylvain Weber. Elle, est graphiste chez Deezer et blogue sur Ergophile. Lui, est un ex-développeur de Dailymotion et officie sur Questions Ouvertes.

La fin du teasing

La soirée de lancement était annoncée depuis quelques semaines par tweet, évènement Facebook et billet de blog, une stratégie cohérente pour la communication autour d’un service web. Tout ce petit monde intéressé par ce projet si mystérieux s’est donc retrouvé au Café Dune, haut lieu parisien de la geekitude, et qui a déjà vu passé en son sein les soirées ignite, designers interactifs et autres lense party. La présentation commence avec un historique des délires et autres performances de ce couple de geek :

Tout ça pour nous dire que chez tKaap, les vidéos virales, le buzz et les délires ça les connait, et que un jour, par nostalgie, l’envie de refaire un nouveau jamais203.net est arrivée. Mais comme ce sont des passionnés dans l’âme, ils ont décidé de le faire un peu plus grand, un peu plus sérieux.

tKaap, finalement c’est quoi ?

  • tKapp c’est 3 rubriques : Défi, Battle et Flashmob.
  • La rubrique Défi vous permettra de proposer vos défis, des plus funs aux plus loufoques, voire aux plus sérieux. Mais attention ! Inutile de proposer des défis dangereux, voire illégaux. Nos deux jeunes entreprenautes ont pensé à tout : un système de point et une modération tant par les administrateurs (ainsi qu’en amont, les vidéos des exploits étant hébergées ailleurs) que par la communauté (via un système de vote) ont été prévus. Chaque membre possède un certain nombres de points, dépendant de son activité sur le site. Plus un utilisateur aura de points, plus il accèdera aux fonctionnalités avancées. De même, une personne ayant été mise à l’écart par la communauté peut se racheter en dénonçant à son tour des défis non conformes. Les tKaapiens ont ensuite la possibilité de relever un défi, par vidéo, par image ou par son, dans l’optique de se surpasser et de tenter de faire mieux que ceux qui l’ont déjà relevé. Pour rester dans un ‘délire entre potes’ certains défis pourront également être uniquement sur invitation.
  • La rubrique Battle permettra de se défier. Il s’agit ici d’être le meilleur sur le thème de la battle (vote des utilisateurs). Les idées peuvent prendre forme en vidéo, photo, son, via toutes les plates-formes que sont YouTube, Dailymotion, Seesmic ou même Deezer. L’effort d’intégration de toutes ces plateformes est à souligner, notamment la possibilité via Seesmic d’enregistrer (sans avoir besoin de compte) avec sa webcam.
  • La partie Flashmob reflète la volonté des créateurs de recréer des événements tels qu’ont pu être la freeze ou la pillow fight, le tout autour de la communauté. L’Improv Everywhere français est peut-être né. La rubrique n’est pas encore lancée mais celle-ci est présente, signal que tKaap aimerai à plus ou moins long terme pouvoir proposer ces rencontres ou défis IRL.
  • tKaap c’est finalement aussi Galaxy, le meta-player du web communautaire, qui permet une navigation en 3D dans les contenus vidéos de Youtube et de Dailymotion. Les principaux intérêts de Galaxy sont la navigation innovante en trois dimensions, la possibilité de visionner une vidéo pendant qu’on en recherche une autre, le widget exportable sur un blog ou sur une page MySpace, le RIA Tracker, des « Galaxy » personnalisables (emob, Patamo, …) et aussi des espaces « brandables » avec des formes complexes en 3D (notamment Wall-e ou Gameloft, qui vient tout juste de devenir partenaire de tKaap).

Les infos techniques du service

La soirée de tKaap était aussi là pour assouvir l’avidité des geeks avec de bonnes grosses infos techniques. tKaap c’est donc une architecture LAMP, du Symfony PHP5, du Prototype, du XHTML/CSS (il paraît qu’il vient même de Jacinthe), le tout tournant sur une dedibox. Ensuite, Jacinthe nous a montré son monde via les divers travaux graphiques réalisés pour tKaap : les recherches autour du logo, les maquettes graphiques… Dommage qu’elle ne nous ait pas montré son travail de conception, ça en aurait sûrement intéressé plus d’un (moi le premier). tKaap c’est également une méthodologie de projet innovante via les méthodes agiles. Ici point de scrum ou d’ Xtrem Programming, c’est Getting Real de 37 signals (la société à l’origine de Basecamp et du framework Rails pour Ruby) qui est devenu la bible du couple. Il semble que cela leur ait plutôt bien réussi, car une masse énorme de travail a été abattue en peu de temps.

tKaap aujourd’hui on peut y faire quoi ?

Aujourd’hui tKaap n’est pas complètement fini, la phase finale de débug est en cours et le reste des fonctionnalités viendront dans les prochaines semaines. Mais vous pouvez dès à présent proposer vos défis et commencer à faire partie de la communauté tKaap.

Les défis à relever

  • Être rentable ! Même si le service n’est aujourd’hui qu’en bêta privée, le business model a déjà été pensé, avec des espaces pub, un design brandable lorsque certains défis seront sponsorisés par des marques, des battles tKaap en entreprise et du conseil auprès des marques sur la viralité des vidéos sur Internet ;
  • Affirmer sa position par rapport aux concurrents ;
  • Créer et faire évoluer une communauté ;
  • Intégrer de nouvelles plate-formes, comme par exemple Vimeo ou Jiwa ;
  • Développer sa présence sur les réseaux sociaux, une application tKaap sur Facebook ferait probablement un malheur.

Retrouvez la vidéo et les slides de la soirée sur le blog de tKaap. L’équipe de Synerg’heTIC souhaite bonne chance à Jacinthe et à Sylvain pour la suite, rendez-vous sur tKaap pour partager vos défis et à bientôt sur ce blog pour un test du service.