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Le 7 juillet 2008 à 10h07 par Julien Dubois

L’avenir des navigateurs

Le 18 juin dernier, la fondation Mozilla a réussi un grand coup médiatique en réalisant un record du monde, celui du plus grand nombre de téléchargements en 24 heures pour une application (à savoir la nouvelle mouture de son navigateur Firefox 3).

Illustration Internet

Profitons de ce tour de force pour faire un tour du marché des navigateurs. À ce jour il existe quatre grands moteurs de rendu HTML (fonction vitale qui permet de générer les pages web) : Webkit (Moteur utilisé par Safari), Gecko (Moteur utilisé par Firefox), Trident (Moteur utilisé par Internet Explorer) ou Presto (Moteur utilisé par Opera). Chacun de ces moteurs évolue d’année en année en essayant de réaliser un score parfait aux différentes versions de l’Acid Test (version 1, version 2 et version 3). Ces tests ont été créés pour que les navigateurs évoluent en respectant les standards du web, les développeurs se surpassent donc d’année en année pour être les premiers à passer le test avec succès. Les premiers à avoir passer le Test Acid 3 sont les développeurs de Webkit suivis le lendemain par ceux d’Opera (fin mars 2008).

Illustration acid tests

À cause de cette évolution fulgurante de nos navigateurs, à quoi doit on s’attendre pour les prochaines années à venir ? Le W3C (Organisme qui établit les nouveaux standards pour le web) a commencé les tables rondes pour une nouvelle version de CSS (CSS 3)  et une mise à jour de HTML (HTML 5). Les premières idées qui pourraient être validées dans cette nouvelle version de CSS seraient entre autres la propriété border-radius (pour arrondir les angles de vos blocs), la propriété resize (permettant à vos visiteurs de redimensionner un bloc de la page sans librairie JavaScript supplémentaire), la propriété text-shadow (ajoute une ombre à votre texte) et bien d’autres encore. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations vous pouvez consulter le document de référence pour les réflexions sur CSS 3. HTML 5 (ou XHTML 5)  quant à lui risque d’apporter des fonctionnalités très intéressantes aux développeurs, on compte parmis les idées énumérées (et déjà quasiment validées) les balises vidéo (permettant d’insérer directement une vidéo), audio (permettant d’ajouter un fichier audio), canvas (permettant de dessiner des formes et d’intéragir avec [visualiser avec Firefox 3]) et section (permettant d’augmenter la sémantique du contenu). Ces premières refléxions autours du HTML 5 sont très bien illustrées chez A List Apart [Anglais].

illustration evolution

Qui parle d’évolution pour les années à venir ne peut mettre de côté l’avenir du web mobile, iPhone et autre pseudo gPhone vous donneront la possibilité de consulter vos mails et de surfer n’importe où et n’importe quand grâce à leur connexion permanente sur la toile via la 3G, Edge ou autre. Ces utilisations feront croître la part de marché des navigateurs mobiles et c’est dans ce sens que travaillent les équipes des acteurs du marché, Mozilla avec Fennec, Apple avec Safari, Microsoft avec Mobile Explorer, Opera avec Opera Mobile.

Mais l’innovation passe par l’évolution et sur ce point les différences entre les forces en présence sont nombreuses. Microsoft s’est longtemps assis sur son trône de leader du marché sans s’occuper de la concurrence. En 2001, une fois arrivé au sommet le géant américain a stoppé ses laboratoires de R&D pour Internet Explorer, c’est la fin de l’évolution pour quelques années. Pendant ce temps la fondation Mozilla constituée d’anciens de Netscape lance le projet Firefox pour relancer l’évolution du web. Sept années plus tard Mozilla continue de ronger les parts de marché de Microsoft qui s’est remis au travail avec la publication d’Internet Explorer 7 en 2006 et la sortie de la beta 1 d’Internet Explorer 8 en mars 2008. En parallèle de tout cela Opera et Safari continuent leur développement légèrement en retrait du marché mais en allant toujours dans le sens de l’innovation démontrant ainsi que l’évolution a repris son cours et que d’ici quelques années nous aurons tous un navigateur performant et ce, qu’importe sa marque et sa plateforme.

Le 1 février 2008 à 16h02 par Mathieu Crucq

Microsoft veut s’offrir Yahoo !

microsoft_yahoo

C’est bien évidemment la nouvelle du jour (ou de l’année) ! Microsoft, le leader mondial du logiciel vient de lancer une offre d’achat sur Yahoo afin d’étendre son offre sur internet et concurrencer Google.

Le montant parait pharaonique : 44,6 milliard de dollars soit environ 30 milliards d’euros ce qui constituerait l’acquisition la plus importante dans le domaine d’internet. Bien que la transaction ne soit pas encore finalisée, cette annonce demeure logique. En effet, depuis près de 20 ans, Microsoft domine sans complexe le marché du logiciel en étant présent sur une très large majorité des ordinateurs.

 

Seulement voila, la firme de Redmond perd du terrain sur son marché, et la démocratisation exponentielle d’internet a permis à des acteurs tel Google de venir directement la concurrencer avec des offres de services performants et gratuits. On voit de plus en plus de solutions bureautique online notamment.

De plus, les résultats édifiants de la semaine passée, illustrant la lutte Google vs Yahoo en terme de parts de marché des moteurs de recherche relèguent ce dernier au rang de compétiteur presque négligeable. Le cours de l’action a sans doute convaincu Microsoft de sauter le pas.

Malgré une défaite maintenant actée sur le secteur des moteurs de recherche,
Yahoo dispose de services web importants à l’instar de flickR, Kelkoo, del.icio.us ou Omniture. Ces services sont évidemment extrêmement intéressants pour Microsoft qui pourrait ainsi rattraper son retard dans le monde des services online.

 

L’annonce de cette alliance pourrait être officialisée dans le second semestre de 2008. Une réserve cependant puisqu’avant d’être définitif, ce rachat devra être accepté par le conseil d’administration de Yahoo, la commission européenne mais également la commission antitrust américaine.

A voir à présent si les deux nouveaux partenaires arriveront à ralentir ou concurrencer réellement Google.

Pour le plaisir, la courbe de l’action de Yahoo au cours de la journée.