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Le 24 novembre 2008 à 16h11 par Thomas Friederich

Navigation et RIA

Les RIA pour Rich Internet Application sont des applications web dont l’utilisation diffère d’une utilisation traditionnelle, en permettant de retrouver sur internet ce que vous aviez l’habitude de trouver sur votre bureau.  Vous l’aurez compris, le mot clé est porté sur l’utilisation de ses applications mais aussi sur leur utilité. La manière d’accéder à l’information diffère cependant des sites traditionnels de par l’utilisation de nouveaux modèles de navigation créant ainsi une rupture avec les standards HTML. Les RIA remettent en question les modèles des pages, par la simplification des interfaces utilisateurs en affichant les informations de manière sélective.

Toutefois,  comment peut-on définir l’utilité de telles applications ? Une interface riche peut être utile si, par exemple, elle propose des aides au remplissage de formulaires, des infobulles, un affichage plus sophistiqué, des réglettes, des sélections sur des éléments graphiques  ou un apport d’une plus value bénéfique au site.  Cependant, une sophistication toujours croissante amène les développeurs à innover sans cesse sur les modèles de navigation au risque de les rendre, parfois,  trop compliqués.

 

Innovation et aide à la navigation

Si l’on prend l’exemple de Deezer, l’innovation se fait dans l’interactivité entre les différentes zones du site. Pour ajouter une musique dans votre playlist, vous pouvez la faire glisser dans le nom de la playlist (avec un effet de surbrillance) ou cliquer sur le pictogramme associé à l’ajout d’une musique. Si vous essayez de déplacer une musique dans une autre zone incompatible, l’effet de surbrillance passera de vert à rouge, vous indiquant clairement que l’action n’est pas faisable.
Cette application permet donc de simplifier la navigation de façon cohérente. Au lieu de cliquer sur le pictogramme « + » puis de sélectionner le nom de la playlist et enfin de cliquer sur « autoriser », vous pouvez ajouter une musique grâce à un simple glisser déposer. 
 

La navigation se veut aussi fortement intuitive. Dans l’exemple suivant, Miramarcrouesty, plusieurs boutons peuvent être déplacés afin de ne pas gêner la lecture du contenu mais aussi pour permettre à l’utilisateur de créer en quelque sorte son petit univers. Ces modifications permettent de passer outre les règles de navigation préétablies d’un site traditionnel.  Cependant cela implique évidemment un petit travail d’organisation de la part de l’utilisateur, car si certaines zones d’un site sont déplaçables, d’autre ne le sont pas et n’ont pas été prévues pour. Autrement dit, si vous déposez un élément à droite d’une page pour améliorer votre lecture, vous aurez surement à le déplacer à nouveaux à l’affichage d’une nouvelle page.

 Certaines applications ne se révèlent être qu’une sorte de tape à l’œil cherchant à distraire pour cacher un contenu pauvre ou peu attractif. Sans prétendre que cette utilisation produit des applications futiles, quels sont alors les bénéfices apportés ?

 

Immersion par le Gameplay

Afin de se démarquer des systèmes de navigation classiques, on voit apparaitre de plus en plus de modèles  de navigation empruntés  aux jeux vidéos ou relevant d’une certaine expérience d’utilisation. Par exemple le Gameplay des jeux vidéo grâce auquel,  l’utilisateur  va naviguer en utilisant les touches de son clavier, la visualisation en 3D et le clic droit. C’est-à-dire qu’on utilise vos habitudes de navigation n’étant pas issues du web pour les adapter aux applications.  Cela permet notamment de créer une forte immersion dans l’univers du site afin d’amener l’utilisateur à son objectif d’une façon moins ennuyeuse.

Dans l’exemple de Photosynth, l’utilisateur peut utiliser son clavier ou sa souris pour naviguer. Les flèches permettent d’avancer dans la photo comme on avancerait dans un univers avec son personnage. La souris sert ici à regarder autour de soi. Cette navigation est très intéressante car elle propose une nouvelle approche de la navigation que ne permettaient  pas certaines visionneuses innovantes.

Outre le fait de créer une forte immersion,  ce genre de navigation prend tout son sens quand l’application devient le centre d’intérêt unique du site sans avoir à cacher ou à justifier un contenu quelconque  par la suite. L’application perd alors son statut d’aide à la navigation pour devenir une entité supérieure, l’objet de toutes les attentions.  L’application remplace le contenu pour délivrer un divertissement qui se révèlera utile ou non en fonction de l’exigence de chacun.

Pour conclure je souhaite vous poser cette question :

Pensez-vous que l’interface utilisée dans les applications riches sert le contenu pour plus de clarté ou sert uniquement à divertir son utilisateur ?

                                       

Le 26 octobre 2008 à 15h10 par Julien Dubois

Le point sur les nouveaux usages du web

Des habitudes faites pour durer ? A chaque fois que vous vous installez sur votre machine vous avez vos habitudes, vous lancez votre client de messagerie, ouvrez votre navigateur, démarrez un éditeur de texte pour rédiger un compte rendu de réunion, agrémentez une présentation avec quelques chiffres grâce à l’aide de votre tableur préféré… A chaque tache son logiciel, mais pour combien de temps encore ? Chaque jour de nouvelles startups se montent pour proposer des web services originaux afin d’éviter d’avoir à installer un logiciel supplémentaire sur sa machine.

 

A quoi servent les web services ? Imaginez que vous deviez rédiger un compte rendu de réunion avec votre directeur de projet, vous commencez votre version, le directeur de projet aussi, vous devez mettre en commun vos notes, adapter la mise en page de l’un et de l’autre, tout cela prend du temps. Imaginez maintenant une application en ligne qui vous permet de travailler tous les deux sur le même document, vous pourriez gagner un temps fou ! Vous travaillez sur une version du document pendant que le directeur de projet fait ses annotations sur celle-ci au même moment, vous réduisez ainsi le temps passé sur ce document et le soir votre compte rendu est terminé. Le fait que le directeur de projet soit sous Mac OS X et vous sous Windows XP vous est totalement indifférent car vous travaillez tous les deux sur une version en ligne, l’application est donc totalement interopérable et facilement utilisable de n’importe où du moment où Internet et un simple navigateur sont à votre disposition. Le web service que vous utilisez s’appelle un SaaS, (un logiciel en tant que service) vous utilisez depuis votre navigateur le logiciel que vous aviez l’habitude de lancer depuis votre bureau et faites ainsi des économies sur le prix des licences et les coûts de maintenance mais la contre partie est souvent que vos documents sont hébergés chez le prestataire. Imaginez maintenant une application pour les commerciaux, le catalogue qu’ils présentent aux clients doit être à jour et ils doivent facilement faire remonter les commandes. Les RDA sont donc faites pour eux, imaginez une application sur leur pc ultra-portable qui permet de présenter un catalogue qui se synchronise automatiquement dès qu’ils se connectent au réseau et qui impacte directement vos stocks dès que les commandes sont faites, vous pourrez ainsi plus facilement gérer votre production et tenir vos clients informés de vos tarifs.

Vers la disparition des logiciels ? On peut donc se demander quel sera l’avenir réservé aux logiciels dit « traditionnels », il est inévitable qu’ils s’enrichissent de nouveaux concepts, imaginez une encyclopédie toujours à jour grâce à sa base de données embarquée qui se synchronise de façon autonome à chaque connexion à Internet, vous disposerez d’une version sur votre machine que vous pourrez exploiter en étant déconnecté et ne ferez donc pas la différence entre recherche en ligne et hors ligne. Les RDA & RIA sont donc l’avenir des éditeurs de logiciels car les logiciels se vendent de moins en moins à cause des équivalents en ligne qui naissent chaque jour.

Et du côté du matériel ? Le matériel que nous utilisons est également en train de subir quelques changements car il est devenu monnaie courante d’externaliser le stockage des données, c’est ce que l’on appelle le cloud computing, vous déposez vos photos sur Flickr, postez vos vidéos sur Dailymotion, créez vos documents sur Zoho. Mais si demain vous souhaitez faire disparaître tous ces contenus que vous avez publiés en ligne, comment vous assurer qu’ils ne sont pas encore stockés quelque part sur un serveur à l’autre bout de la planète ? Malheureusement vous ne disposez d’aucun moyen de contrôle et c’est là qu’est le principal inconvénient de ce concept.

Le futur du web ? Si le web continue d’offrir de plus en plus de possibilités c’est parce que les innovations se multiplient, Google vient de sortir son navigateur Chrome, la firme de Mountain View a précisé que sa conception avait été centrée sur les nouveaux usages du web, permettant d’avoir un produit plus rapide et plus adéquat avec l’utilisation que nous faisons de nos navigateurs et quand on voit le taux d’utilisation de leur dernier produit on ne peut qu’être tenté de surveiller ce qu’il donnera dans les années à venir sachant que ce n’est pour le moment qu’une version béta. Microsoft de son côté vient de publier Silverlight 2, la plateforme du géant américain pour concevoir des applications riches. Microsoft peine à imposer son produit (50% d’installation du plugin de Silverlight contre 80% pour Adobe Flash) à cause d’une concurrence trop forte et une exploitation trop limitée des fonctionnalités du plugin. NBC le pillier de la télévision américaine vient de rebrousser chemin quant à l’utilisation de Silverlight, la chaine avait utilisé le plugin pour les JO mais vient de retourner à Flash pour la nouvelle saison de Football US, coup dur pour les dirigeants de Microsoft. Adobe voit ce changement de produit d’un bon œil et vient d’annoncer la mise à disposition de son produit d’applications riches AIR au système d’exploitation Linux (qui n’était pour le moment que disponible sous Windows et Macintosh) de quoi inquiéter encore un peu plus son concurrent dont les produits ne sont pas en pleine forme (Vista n’est utilisé qu’à 20% un an et demi après son lancement contre 38% pour XP à la même période). La bataille entre les deux géants n’est donc pas prête de se terminer, les développements de gros projets vont être sponsorisés à grand renfort de dollars afin de tenter d’imposer son produit d’une façon ou d’une autre

Le 21 février 2008 à 14h02 par Etienne Maujean

Le point sur les bonnes pratiques “riches” de l’e-commerce international

Logo RichcommerceMardi matin avait lieu le petit déjeuner richcommerce organisé par Frédéric Cavazza et François Ziserman dans les toujours somptueux locaux d’Adobe. J’ai pu y assister et c’est autant d’honneur que beaucoup d’autres inscrits se sont vus refuser l’entrée la veille au soir pour cause d’abondance. J’imagine leurs frustrations tant cette conférence était intéressante. Les orateurs ont globalement évités l’écueil des généralités et se sont attachés à faire l’analyse du secteur e-commerce international, et d’un tirer une multitude de best-practices « riches ».

L’état du marché

L’introduction a d’abord rappelé quelques chiffres impressionnants du marché en 2007 :

  • 16 milliards d’€
  • 20 millions de clients
  • 145 millions de transactions
  • 35 % de croissance
  • 37 000 sites marchands
  • Un nouveau site marchand toutes les heures

Cette forte croissance s’explique par l’avènement du haut débit (60% de la pop. fr) et le potentiel du marché.

Et la technique ?

Abordé très rapidement, le point technique a néanmoins permis de limiter les inévitables questions sur la pertinence des technologies riches (flash vs référencement naturel et analytics).

  • Taux de pénétration de shockwave de l’ordre d’un sur deux
  • Taux de pénétration de JavaScript +90%
  • Taux de pénétration de Flash +98%

Cavazza attending richcommerceComme il a été parfaitement rappelé, la technique n’est qu’un moyen. En dehors de toutes considérations budget/temps/compétences, tout est possible. La couche « riche » apporte une valeur ajoutée indéniable en terme de présentation de produits (360°, 3D, etc. qui permettent de gagner chaque jour des clients aux magasins traditionnels), d’expérience utilisateur (interactivité, contextualisation, etc.) afin de vendre plus (et mieux).

Alors comment enrichir une boutique ?

Deux philosophies ont ici été expliquées. La refonte intégrale en utilisant 100% d’une technologie riche, comme pour le cas d’un site full flash ou de l’exemple de Gucci en JavaScript est déconseillée pour une question de coût et de performance. Même si un tel projet peut être médiatiquement intéressant (buzz autour de la mise en ligne) et proposer une expérience utilisateur originale, le changement radical de la solution risque de vous faire perdre bien des ventes. Contrairement aux sites institutionnels, les sites marchands gagnent peu à être refondus trop régulièrement. Les interfaces riches ajoutent ici des contraintes techniques (temps de chargement, taux d’équipement de la dernière version du plug-in par exemple, etc.).

Ziserman attending richcommerceA contrario, il est grandement conseillé de « saupoudrer le site avec du riche » (pour reprendre l’expression de François. Il est en effet facile d’optimiser la navigation en descente d’arborescente en utilisant pourquoi pas un module Ajax. Le premier chantier d’un projet de ce type concerne souvent la page produit, à laquelle on ajoute des fonctionnalités riches pour combler le manque de proximité entre le produit et son potentiel consommateur. Ces fonctions vont du simple zoom jusqu’à la vue en 3d, en passant par quelques expérimentations sensorielles comme celles de Mercedes :

Mercedes toucher
Sur le site A-to-S.co.uk, le toucher du cuir est reproduit.

Un très bon exemple a aussi été donné à propos d’Amazon. Comme souvent, l’e-commerçant est pris en exemple pour son intelligence. Tout le monde connait l’interface d’Amazon, qui correspond (préfigure?) aux codes marchands que tout le monde comprend. Toute la finesse consiste à conserver cette boutique pour ne pas prendre de risque sur son « fond de commerce », son coeur de métier, mais de livrer une API librement qui permet à la communauté de développer des expériences riches (browsegoods, blackdogair, etc.) par dessus le catalogue traditionnel. Deux façons d’accéder aux produits pour une cible toujours plus large et zéro risque business.

Amazon.com
Amazon.com

BrowseGoods for visual e-commerce
Amazon.com via BrowseGoods

Les bonnes pratiques

La conférence s’est poursuivie par une série de best-practices internationales. Force est de constater que les secteurs du luxe et de l’automobile sont particulièrement bien représentés (autant quantitativement que qualitativement), notamment par des sites américains. L’industrie du prêt-à-porter est bien représentée également.

Les modules riches abordés étaient regroupés dans différentes catégories :

  • Vue immersive
  • Les selecteurs
  • Les visualisateurs
  • Les comparateurs
  • Les carroussels
  • Les assistants conversationnels
  • Les advergames

Toyota comparateur
Le comparateur/sélecteur du site Toyota.

Cas d’études et ouverture

La conférence s’est poursuivie par deux cas d’études, pour lesquels des intervenants ont pris la parole. La société Beauté Prestige International a d’abord partagé son expérience sur la mise en ligne de la boutique du site de Jean-Paul Gaultier Parfum. Sans langue de bois, les problèmes rencontrés (notamment lors du choix de la toute dernière version du player flash) et les succès nous ont été détaillés, mettant ainsi en exergue les problématiques du luxe, d’une boutique riche, et de la vente de produits pour lesquels internet est particulièrement inadapté (comment choisir un parfum en ligne sans le sentir).

Jean-Paul Gaultier Parfum

Le deuxième cas d’études étant relativement confidentiel, je ne m’étendrai pas trop dessus. C’est en tous cas en partant de cet exemple que la conclusion de cette conférence a eu lieu, soulevant la question de l’avenir de l’e-commerce à 5 ou 10 ans. Il est plus qu’évident que la vente en ligne à fort à gagner de continuer à s’inspirer de l’industrie du jeux-vidéo, véritablement pionnère et aujourd’hui mature en terme de 3D, d’interactivité (et sa perception par l’utilisateur) et d’expérience utilisateur. Il n’y a qu’a voir cette capture d’écran du jeu Test Drive Unlimited pour se rendre compte à quel point le e-commerce a tout à gagner de s’appuyer sur les produits vidéo-ludiques.

Toyota freelander
Le car configurator du site Toyota Highlander

Test drive Unlimited
Le car configurator du jeu Test Drive Unlimited

Pour aller plus loin

Crédits photographies : LeBlogDeDenis.

Le 13 février 2008 à 09h02 par Mathieu Crucq

Google Analytics sur votre bureau avec Adobe Air

ARC_airVoilà maintenant quelques semaines que je teste la version « desktop » de Google Analytics utilisant Adobe Air. Force est de constater que le résultat à la hauteur de ce que l’on en dit sur la toile!


De quoi s’agit-il exactement ?
Cette application est une RDA (Rich Desktop Application) ce qui signifie que vous pouvez accéder maintenant à ce service sans passer par votre navigateur (ce que l’on va retrouver de plus en plus fréquemment – voir également PRISM).
Petit rappel, Adobe Air (anciennement appelé « Apollo ») est un lecteur d’applications riches basé sur FLEX permettant leurs externalisations vers le bureau de l’internaute afin de pouvoir les utiliser comme des applications traditionnelles.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette version d’Analytics n’est pas une version officielle éditée par Google.


Cas d’utilisation
Cette version de Google Analytics permet d’enregistrer tous vos comptes très simplement. Il vous sera alors possible de consulter successivement les statistiques des sites que vous avez à charge et ce de manière extrêmement rapide et efficace.
Une fois votre compte sélectionné, vous accédez à ARS (Analytics Reporting Suite) qui vous rappellera l’interface web du service à ce détail près que la charte graphique n’est pas l’officielle (seul petit bémol de l’application car le choix des couleurs n’est pas du meilleur effet).

arc_home

Toutes les informations présentes sur le « vrai » Analytics sont donc récupérées. Vous pouvez ainsi obtenir les résultats voulus via le menu de navigation sur la gauche et ce de manière presque plus intuitive que sur le site. Reporting des visites, localisation, générations des rapports, provenances des visteurs, rien ne manque à l’appel et c’est bien là la force de cette application.

Aucun problème rencontré
Sur l’ensemble de la période d’utilisation, je n’ai rencontré aucun bug ni aucun ralentissement. Par ailleurs, cette version puisque basée sur Air et par extension sur Flex, ne manque pas d’utiliser les possibilités graphiques de ces technologies rendant l’ensemble très sympathique et bien plus agréable à utiliser que l’original : menus qui se déplient progressivement, courbes qui s’adaptent automatiquement, fondus entre les différents écrans…

arc_map

Ce sont tous ces petits détails qui font de Google Analytics Air une alternative extrêmement intéressante à la version web.

En toute objectivité, cette version bien qu’étant encore en béta s’avère être pleinement satisfaisante à tous les niveaux.
Il ne vous reste plus qu’à l’adopter essayer tout de suite.


Liens complémentaires :