Bien qu’Internet Explorer soit toujours leader dans le monde des navigateurs web, Firefox continue tranquillement son ascension, comme en témoigne les parts de marchés respectives présentées fin 2007
Firefox : 28 %
Internet Explorer : 66,1 %
Opera : 3,3 %
Safari : 2 %
Netscape : 0,5 %
Si le panda roux (si si, c’est bien un panda roux) n’équivaut qu’à à peine la moitié des utilisateurs d’IE, porté à l’échelle mondiale cela représente évidemment des millions d’internautes.
28% oui, mais des millions d’utilisateurs et acheteurs potentiels…
Ebay le géant des enchères porte donc logiquement un intérêt particulier à ces utilisateurs qui sont autant d’ebayeurs potentiels ou déjà acquis.
Pour ce faire, une extension spécifique a été développée permettant ainsi de suivre les enchères en temps réel directement depuis une barre latérale dans le navigateur.
Une large partie des fonctionnalités propres au site sont donc maintenant accessibles via cette extension. Même s’il ne s’agit pas d’un widget à proprement parler, ce type d’initiative rejoint la mouvance générale visant à sortir progressivement du Site (avec un grand S) et permettre un accès au service plus instantané pour l’internaute et une proximité accrue.
Un intérêt tripartite
Pour l’internaute, « Firefox Companion pour Ebay » (notez l’utilisation du terme compagnon et l’impact psychologique positif qu’il peut avoir) permet de s’affranchir du site pour le suivi de ces objets. Un aperçu instantané et rapide est maintenant possible et donc un gain de temps notoire.
Pour Ebay, cela permet d’être un peu plus présent dans l’éco-système de l’internaute afin de lui rappeler à l’idée quasi en non-stop que le service existe (au cas où on l’aurait oublié).
Pour Firefox enfin, ce type d’extension est un excellent moyen de se démocratiser. En effet, les « Ebay addicts » peuvent à présent disposer d’un service dont seuls les utilisateurs du bon coté de la force des navigateurs peuvent jouir ce qui est un bon argument de vente pour changer de navigateur web.
Il y a 13 ans, eBay, qui s’appelait alors AuctionWeb, n’était qu’une petite application développée par un jeune ingénieur franco-americano-iranien en quelques jours. Aujourd’hui, le bébé de Pierre Omidyar, puisque tel est son nom, pèse plusieurs milliards de dollars, et a surtout révolutionné les ventes aux enchères, et les échanges commerciaux sur internet en général. Toutefois, la suprématie de ce géant est aujourd’hui remise en question par ses utilisateurs. Petit rappel historique.
Tout commence donc en 1995. Un 4 Septembre (jour de la fête du travail aux Etats-Unis) pour être précis.
Pierre Omidyar met sur son site personnel une page appelée AuctionWeb, (littéralement Enchère Web). La légende veut que le site ait été créé pour que sa femme puisse acheter et vendre les distributeurs de bonbons qu’elle collectionnait. Cette rumeur a en fait été inventée par un chargé de relation publique pour susciter l’intérêt des médias et a, depuis, été démentie par eBay.
Pour l’anecdote le premier objet vendu est un pointeur laser cassé, acheté près de 15 $ par un collectionneur…. de pointeurs laser cassés! Un développement rapide
En 1997, AuctionWeb devient eBay, forme courte d’Echo Bay Technology Group, la société de consulting de Pierre Omidyar qui possède le site. Le raccourci vient du fait que echobay.com était déjà pris.
Dans un premier temps, le développement d’eBay est surtout basé sur le rachat de sites ou de sociétés de ventes aux enchères.
Toutefois, la direction de l’entreprise s’est très vite interessée aux systèmes de paiement en ligne avec le rachat en 1999 de Billpoint, un concurrent malheureux de Paypal. Ce dernier sera d’ailleurs racheté en 2002 pour 1,5 milliars de dollars.
Dès 1999, eBay s’est tourné vers l’international, en créant eBay Germany, suite au rachat d’Alando, une sociète de ventes aux enchères. Aujourd’hui eBay est implanté dans plus de trente pays.
Voici la liste des pays où est implanté eBay :
On rappelera au passage qu’eBay est arrivé en France suite au rachat d’iBazar. Souvenirs, souvenirs! Une suprématie menacée?
Avec 83 millions de membres actifs au 31 décembre dernier, eBay est aujourd’hui LE site de vente aux enchères de référence. Toutefois, depuis quelques jours, la colère gronde chez un certain nombre d’utilisateurs.
Tout a commencé lorsque le géant a annoncé le retrait de la fonctionnalité permettant aux acheteurs de noter négativement ou de façon neutre un vendeur.
La raison invoquée est que de nombreux clients auraient signalés avoir été victimes de représailles suite à une critique négative laissée à un vendeur. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de modifications des tarifs et du système de vente, suite à une baisse des ventes.
Sur Internet, de nombreuses voix se sont élevées contre cette décision jugée injuste. Si un recours en justice a été évoqué par certains (mais cela me semble peu probable, voire même impossible), d’autres ont lancé un mouvement de grève.
Le principe est simple : du 18 au 25 février les grévistes n’effectueront aucune vente, aucun achat, ni même aucune activité sur le site. Si le mouvement est suivi, nul doute que le coup sera dur, économiquement parlant pour le site.
Si cette grève serait une première sur Internet, elle est cependant symptomatique d’un ras-le-bol général d’un grand nombre d’utilisateurs : arnaques nombreuses, déclarations polémiques du nouveau CEO John Donahoe, augmentations des taxes,….
En guise de conclusion, je vous laisse regarder cette vidéo (en anglais), qui résume les raisons du courou des utilisateurs.
Et-vous, allez-vous faire partie de cette nouvelle révolution eBay?
Annoncé le mois dernier, SimpleDB est le dernier né des ateliers d’Amazon et vient compléter leur offre de services web déjà composée par S3 et EC2, respectivement une solution de stockage de données et un service d’instance de serveurs (plus de détails techniques sur le blog d’Un Electron Libre)
SimpleDB est en fait une base de données à distance permettant l’accès à ses données en temps réel. Attention toutefois, la solution n’est pas basée sur le modèle relationnel ce qui signifie qu’il ne sera pas possible d’effectuer des actions compliquées sur les éléments indexés. Le service est actuellement disponible en version béta limitée.
Quel est l’intérêt de cette offre ?
SimpleDB se présente ni plus ni moins comme une alternative aux bases de données actuelles.
Ce service n’est pas vraiment fait pour des bases de données très complexes mais plutôt pour celles riches en informations. Point important, cette « externalisation » permet aux développeurs de s’affranchir de toutes les problématiques liées à la maintenance, la gestion, la charge ou l’optimisation des données.
Selon les architectures, cela peut également être intéressant d’un point de vue économique. En effet, à l’instar des web services proposés par Amazon, n’est payé que ce qui est utilisé (14 centimes par heure de d’utilisation de machine, de 10 à 18 centimes par Go pour les 10 premiers To transférés).
Un positionnement stratégique
Amazon est comme tout le monde le sait le n°1 de la vente en ligne et dispose logiquement d’une infrastructure solide, efficace et surtout reconnue. Le moteur de recherche Alexa repose par notamment sur SimpleDB.
Cette légitimité permet donc de proposer des services principalement destinés aux PME recherchant une offre avantageuse et de grande qualité. Etoffant petit à petit ses services, Amazon se positionne maintenant clairement comme l’un des futurs grands acteurs des environnements et applications hébergées.