Se placer sous surveillance pour travailler mieux
En l’espace de cinq ans, notre rapport avec Internet et les nouvelles technologies a connu de nombreuses évolutions. Réseaux sociaux, sites communautaires, blogs et autres wiki sont devenus avec la généralisation du haut débit une occupation à laquelle de plus en plus de Français s’adonnent chaque année. Malheureusement, si le paysage numérique est chaque jour plus attractif et apte à nous passionner, le temps que nous pouvons accorder à Internet n’est pas indéfiniment extensible. Devant ce constat, je vous propose aujourd’hui de découvrir plusieurs services web qui, utilisés à bon escient, pourront vous aider à contrôler le temps passé devant votre ordinateur .
Le contrôle absolu
Ce premier service offre des solutions de suivi de vos activités très poussées. Sa mise en place s’effectue en deux étapes. Tout d’abord par le téléchargement d’un petit exécutable à installer sur son ordinateur, puis par son paramétrage qui vous renvoie vers une page web où vous devrez créer un compte sur les serveurs de la société. Il ne vous reste plus qu’à utiliser votre ordinateur en laissant l’application tourner en fond (très légère, sa présence est invisible). A tout moment vous pouvez soumettre vos données et observer sur le site vos statistiques d’utilisation :

Ces statistiques sont personnalisables dynamiquement par l’utilisateur. Par exemple, Rescue Time peut différencier les tâches « constructives » (Programmation, veille technologique sur le web, rédaction d’un livrable …) de celles « inutiles » (jeux, vidéos, clavardage …).
Très puissant pour un usage individuel (mais pas que), ce service a besoin pour générer ces différentes statistiques de sauvegarder vos données personnelles sur son propre serveur. Cela pourrait en rebuter plus d’un. Cependant, il reste d’autres logiciels, moins intrusifs et exhaustifs mais tout aussi efficaces.
Gardez vos distances
Partant sur une idée simple mais au combien pertinente, cette seconde application ne fait qu’une chose: vous empêcher d’accéder à certain sites.
A vous de donner la liste des domaines qui cannibalisent votre temps (au hasard, facebook …) et de fixer une limite d’accès. Par exemple, pas plus d’une connexion par heure. Simple à déployer, Keep me out (littéralement « laissez moi dehors ») a également l’avantage d’être totalement transparent : pas de conservation de données nominatives, donc pas de complexe du Big Brother. Par contre, l’application ne délivre pas de statistiques sur votre temps de travail et n’est pas intelligente : elle ne bloquera que ce que vous lui aurez spécifié. De plus, elle se révèle contraignante à l’usage, quand on a besoin pour raison professionnelle d’accéder à un service qu’on a normalement bloqué. Sans oublier qu’elle ne fait pas vraiment dans le pédagogique et la plupart d’entre nous la désactivera assez rapidement …
Pour les maniaques de la gestion
Cette dernière application est à la fois la mieux dotée en fonctionnalités, mais également la plus personnalisable. Il est en effet possible de commenter facilement son temps de travail. Pour ce faire, il suffit de rejoindre l’interface de gestion où se trouvent les différentes données générées dynamiquement par l’application selon notre utilisation de l’ordinateur. Il est alors possible de saisir (manuellement) des intitulés sur chaque tâches que nous avons effectué. Ceci permet de vraiment prendre conscience de la répartition de son temps passé sur son ordinateur.

Revers de la médaille, le service est également le plus austère en terme de design et est sensiblement plus chronophage, de par sa puissance de personnalisation. Ce qui est tout de même dommage pour un logiciel de gestion du temps !
Reste un service tout de même très complet et adapté aussi bien aux besoins d’un particulier qu’à ceux du monde professionnel.


Avec la mode du web 2.0 et son classique tampon « beta », qui au passage est utilisé à tort et à travers, de nombreux services naissent chaque jour sur la toile. Si certains sont bien avancés, bien pensés et surtout utiles, d’autres me laissent un peu plus perplexe quant à leur pérennité.