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Mobile
Le 15 juin 2009 à 10h06 par Henry Lim

Reconnect, les NTIC pour lutter contre l’exclusion

Il y a quelques jours s’est tenu le 60ème Carrefour des Possibles en région Ile-de-France, organisé par la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) dans le cadre de Futur en Seine. Au cours de l’événement dont Synerg’heTiC était partenaire, nous avons pu découvrir dix projets innovants. Plusieurs d’entre eux nous ont particulièrement séduit et nous les présenteront ici même.

Étudiant dans le domaine des NTIC, je vois quotidiennement des efforts technologiques qui nous facilitent la vie : le Wi-Fi, la 3G, la VoIP, les téléphones mobiles… Ils nous permettent de rester toujours plus en contact avec nos proches. Tout ceci est formidable, mais sommes-nous ceux qui en ont le plus besoin ?

reconnect logoC’est à partir de ce constat qu’a été fondée, en septembre 2008, Reconnect qui a pour but de « reconnecter » les personnes en situation d’exclusion ou de précarité avec la société et le monde du travail.

Pour ce faire, l’association attribue gratuitement à chaque bénéficiaire, un numéro de téléphone unique, afin de rester en contact avec ses proches ou des recruteurs.
A l’instar de Google Voice, ce numéro peut être redirigé à tout moment vers une ligne fixe ou mobile. Dans le cas où l’utilisateur n’en disposerait pas, il peut consulter sa boîte vocale et rappeler ses contacts gratuitement à partir de n’importe quel téléphone, même une cabine publique de téléphone.

Photo du service ReconnectGrâce à un partenariat avec le site ooprint.com, Reconnect fournit aussi gratuitement des cartes de visites personnalisées, un fort outil d’image sociale qui favorise les contacts professionnels et par extension la réinsertion. Enfin, une solution de coffre-fort numérique est également proposée aux personnes en plus grande difficulté afin de pouvoir y stocker des copies de documents personnels : papiers d’identité, fiches de paie etc…

Une très belle initiative à saluer et que les entreprises commencent à suivre, notamment Orange et Numéricable qui offrent respectivement aux plus démunis, un forfait téléphonie mobile à 10 € et un abonnement à internet triple-play à 4 €.

Pour en savoir plus sur l’association et ses services, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Reconnect.fr

Henry Lim
Billet publié par Henry Lim
dans Mobile
Le 14 avril 2009 à 17h04 par Colas Fournier

L’Urban Art Guide – La mobilité au service de l’art urbain

L’incroyable développement des technologies mobiles est en train de bouleverser le monde de l’internet. Mais comme d’habitude dans ce domaine, bouleverser ne sous-entend que des opportunités pour les professionnels. L’opportunité, Adidas l’a saisie et a mis en oeuvre l’Urban Art Guide, un catalogue d’informations sur des oeuvres d’art urbaines dont le coeur du service est basé sur la géolocalisation.

L'Urban Art Guide - La mobilité au service de l'art urbain

Ce site répond au besoin d’obtenir des informations sur des oeuvres rencontrées au hasard de promenades oisives dans les rues. Comparez une visite dans un musée à un passage dans une rue remplie d’oeuvres urbaines diverses et vous aurez saisi l’utilité de la chose en quelques instants : dans un musée, deux pas vous permettent de lire les informations relatives aux oeuvres (nom de l’artiste, date de réalisation, descriptif de l’oeuvre, …). Dans la rue, comment les obtenez-vous ? Pour les non-initiés à la culture « underground » des artistes de rue, il sera quasi impossible d’obtenir ne serait-ce que de très simples informations sur ce qu’ils ont sous les yeux.

La solution à cela : créer une base de données d’oeuvres urbaines en leur associant des informations de géolocalisation. Ainsi, lorsqu’un admirateur se tiendra devant une oeuvre et aura la volonté d’en apprendre plus, il n’aura qu’à consulter son iPhone, seul terminal supporté, et l’Urban Art Guide qui lui fourniront des informations sur les réalisations les plus proches de sa position. Evidemment, la base de données sera créée au fil du temps par les utilisateurs eux-mêmes qui référenceront des oeuvres au fur et à mesure de leurs découvertes et de leurs recherches d’informations. Tout cela permet également de prévoir des visites selon les endroits regorgeant d’oeuvres de rue, tout comme vous le feriez devant un plan de musée.

Urban Art Guide - Carte des oeuvres d'art urbaines

Le deuxième aspect de ce service, c’est la création d’un catalogue d’oeuvres d’art urbaines qui référencera, normalement à vie, des oeuvres qui sont pour la plupart éphémères à cause de dégradations, de l’usure du temps ou de démolitions des supports.

Urban Art Guide - Catalogue d'oeuvres d'art urbaines

Pour l’instant, seuls les berlinois et les utilisateurs d’iPhone peuvent utiliser ce service. Espérons donc que celui-ci puisse être étendu à d’autres villes et à d’autres terminaux mobiles sous peu.

Le site : Urban Art Guide

Le 30 mars 2009 à 14h03 par Henry Lim

Google Voice : un numéro pour tous vos téléphones

Logo Google Voice

Google a lancé il y a deux semaines, aux Etats-Unis et en beta privée, son nouveau service de téléphonie appelé Google Voice. Le principe : un numéro de téléphone unique pour centraliser vos différentes lignes, fixes et mobiles.

Le service est basé sur la technologie de GrandCentral, une entreprise (dont le co-fondateur est français) rachetée par Google l’an dernier et qui avait fait parler d’elle en offrant gratuitement ses services aux sans-abris de San Francisco.


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Le 13 février 2009 à 15h02 par Stéphane Villareal

A la Saint Valentin, les marques vous veulent du bien.

Plus que quelques heures avant la Saint Valentin, la fameuse fête « commerciale » pour beaucoup d’entre nous.

Avant de courir trouver un présent pour votre Valentine (ou Valentin), pourquoi ne pas jeter un coup d’œil rapide sur quelques démarches marketing faites pour l’occasion par certaines marques? Et pourquoi ne pas récompenser la meilleure en optant pour leur idée cadeau ?


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Le 19 janvier 2009 à 08h01 par Clément Simon

Spotify : ça bouge dans la musique en ligne

Logo Spotify

Spotify, une nouvelle application permettant d’écouter légalement de la musique en ligne, a suscité ces dernières semaines un engouement sans précédent. Il est vrai que le service semble très prometteur. Qu’en est-il vraiment ?

La relève de Deezer ?

Un certain nombre de critiques s’élèvent depuis peu contre le leader du streaming de musique, Deezer : branding déroutant du player et excès publicitaires, plus de lecture continue des titres d’une recherche, qualité audio moyenne voire mauvaise… Alors que le service (français lui-aussi) Jiwa commençait à gratter des parts de marché, l’arrivée de Spotify change la donne.

Une fois votre compte créé, il vous faut télécharger l’application, qui tourne pour l’instant sous Windows et Mac OS X. Au premier coup d’œil, c’est assez plaisant. Cela fait beaucoup penser à Songbird, sans le navigateur web ni la possibilité de lire les morceaux stockés localement. L’interface s’avère ergonomique et agréable à utiliser. Le logiciel suggère intelligemment de la musique,  avec une pertinence loin de Last.fm mais prometteuse. Mais le plus impressionnant réside dans la rapidité avec laquelle l’application charge la musique ainsi que la qualité audio de celle-ci. Le service est pour l’instant disponible uniquement en Europe : Royaume Uni, Suède, Finlande, Norvège, Espagne et France. Le catalogue est bien fourni, grâce à plusieurs accords passés avec les majors. Il s’avère cependant pour l’instant inférieur à ce que peut proposer Deezer. Notons aussi la puissance du moteur de recherche, qui permet par exemple de rechercher toute la musique d’un style donné sur une période donnée (spotify:search:genre:rap+year:1980-1990).
Le partage de playlists et de titres est géré par des liens HTTP ou des URI spécifiques. Plusieurs services de partage de playlists ont déjà vu le jour. Enfin, soulignons la fonctionnalité phare qui ravira les aficionados de la musique en ligne : la possibilité de scrobbler sur Last.fm.

Une application cliente pour contrer des services web ?

Le pari est risqué à l’heure où les services web se développent de plus en plus et que les progrès technologiques permettent de concevoir des applications entièrement en ligne. Tentons de justifier ce choix. Il est d’abord technologique, puisque Spotify utilise en partie le peer-to-peer, en plus des serveurs de la société. Enfin, le confort d’utilisation par rapport aux players full-flash est bien supérieur et suffit à lui seul à le justifier. Pour continuer à  exister, Spotify devra néanmoins continuer son portage, pour s’adapter aux mobiles et contrer la future application iPhone/iPod Touch de Deezer.
Au passage, il est intéressant de constater que le lead developer est
un ancien de l’équipe de uTorrent, Ludvig Strigeus.

Un double business model

Le modèle introduit par Spotify est nouveau : un service de base gratuit financé par des spots publicitaires insérés dans les flux audio ou bien un accès illimité sans publicité : pendant 24 h pour 0,99 € ou en abonnement mensuel pour 9,99 € par mois. Exit donc le tout-gratuit supporté exclusivement par la pub. Il est malgré tout fort probable que Spotify trouve sa clientèle. Certains services web populaires (Flickr, Remember the milk, Assembla) le montrent avec leurs versions premium : l’utilisateur est prêt à payer pour un service performant.
Il n’y a pas de publicité pour l’instant pour les adeptes du gratuit, mais cela ne saurait tarder.

Alors que se tient en ce moment à Cannes la grande messe annuelle de l’industrie musicale, le Midem, les majors continuent de passer à côté et l’ambiance chez les industriels est morose. 2008 a été l’année du développement des services de musique en ligne ainsi que des initiatives de Nine Inch Nails et de Radiohead. 2009 sera l’année de la fin des DRM et probablement de l’avènement de certains modèles de diffusion. Il est probable que Spotify fasse partie du paysage.

Le 7 juillet 2008 à 10h07 par Julien Dubois

L’avenir des navigateurs

Le 18 juin dernier, la fondation Mozilla a réussi un grand coup médiatique en réalisant un record du monde, celui du plus grand nombre de téléchargements en 24 heures pour une application (à savoir la nouvelle mouture de son navigateur Firefox 3).

Illustration Internet

Profitons de ce tour de force pour faire un tour du marché des navigateurs. À ce jour il existe quatre grands moteurs de rendu HTML (fonction vitale qui permet de générer les pages web) : Webkit (Moteur utilisé par Safari), Gecko (Moteur utilisé par Firefox), Trident (Moteur utilisé par Internet Explorer) ou Presto (Moteur utilisé par Opera). Chacun de ces moteurs évolue d’année en année en essayant de réaliser un score parfait aux différentes versions de l’Acid Test (version 1, version 2 et version 3). Ces tests ont été créés pour que les navigateurs évoluent en respectant les standards du web, les développeurs se surpassent donc d’année en année pour être les premiers à passer le test avec succès. Les premiers à avoir passer le Test Acid 3 sont les développeurs de Webkit suivis le lendemain par ceux d’Opera (fin mars 2008).

Illustration acid tests

À cause de cette évolution fulgurante de nos navigateurs, à quoi doit on s’attendre pour les prochaines années à venir ? Le W3C (Organisme qui établit les nouveaux standards pour le web) a commencé les tables rondes pour une nouvelle version de CSS (CSS 3)  et une mise à jour de HTML (HTML 5). Les premières idées qui pourraient être validées dans cette nouvelle version de CSS seraient entre autres la propriété border-radius (pour arrondir les angles de vos blocs), la propriété resize (permettant à vos visiteurs de redimensionner un bloc de la page sans librairie JavaScript supplémentaire), la propriété text-shadow (ajoute une ombre à votre texte) et bien d’autres encore. Si vous souhaitez obtenir plus d’informations vous pouvez consulter le document de référence pour les réflexions sur CSS 3. HTML 5 (ou XHTML 5)  quant à lui risque d’apporter des fonctionnalités très intéressantes aux développeurs, on compte parmis les idées énumérées (et déjà quasiment validées) les balises vidéo (permettant d’insérer directement une vidéo), audio (permettant d’ajouter un fichier audio), canvas (permettant de dessiner des formes et d’intéragir avec [visualiser avec Firefox 3]) et section (permettant d’augmenter la sémantique du contenu). Ces premières refléxions autours du HTML 5 sont très bien illustrées chez A List Apart [Anglais].

illustration evolution

Qui parle d’évolution pour les années à venir ne peut mettre de côté l’avenir du web mobile, iPhone et autre pseudo gPhone vous donneront la possibilité de consulter vos mails et de surfer n’importe où et n’importe quand grâce à leur connexion permanente sur la toile via la 3G, Edge ou autre. Ces utilisations feront croître la part de marché des navigateurs mobiles et c’est dans ce sens que travaillent les équipes des acteurs du marché, Mozilla avec Fennec, Apple avec Safari, Microsoft avec Mobile Explorer, Opera avec Opera Mobile.

Mais l’innovation passe par l’évolution et sur ce point les différences entre les forces en présence sont nombreuses. Microsoft s’est longtemps assis sur son trône de leader du marché sans s’occuper de la concurrence. En 2001, une fois arrivé au sommet le géant américain a stoppé ses laboratoires de R&D pour Internet Explorer, c’est la fin de l’évolution pour quelques années. Pendant ce temps la fondation Mozilla constituée d’anciens de Netscape lance le projet Firefox pour relancer l’évolution du web. Sept années plus tard Mozilla continue de ronger les parts de marché de Microsoft qui s’est remis au travail avec la publication d’Internet Explorer 7 en 2006 et la sortie de la beta 1 d’Internet Explorer 8 en mars 2008. En parallèle de tout cela Opera et Safari continuent leur développement légèrement en retrait du marché mais en allant toujours dans le sens de l’innovation démontrant ainsi que l’évolution a repris son cours et que d’ici quelques années nous aurons tous un navigateur performant et ce, qu’importe sa marque et sa plateforme.