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Nouveaux usages
Le 12 décembre 2008 à 12h12 par Quentin Romaggi

De l’utilisation du MicroBlogging

Tandis que l’évolution de la blogosphère n’est plus aussi fulgurante qu’à son habitude, il est intéressant de regarder de plus près la mutation des micro médias et surtout l’utilisation qui en est faite par les entreprises dans le cadre du phénomène actuel du microblogging.

Do you tweet ?

A mi chemin entre le blog et la messagerie instantanée, le microblogging répond aujourd’hui aux besoins d’instantanéité et de rapidité des échanges souhaités par les internautes et est très largement incarné par le phénomène Twitter, qui affiche un monopole insolent pendant que ses concurrents tentent d’apporter des évolutions à un modèle qui se suffit à lui-même et qui comptabilisait 1,3 millions de visiteurs uniques en mars dernier selon le site Comscore.

Twitter, fer de lance du microblogging

Twitter, fer de lance du microblogging

Premier arrivé, premier servi en audience oserait-on dire, malgré les efforts et la résistance des Jaiku ou Brightkite (qui permettent la géolocalisation des utilisateurs), Plurk avec son approche temporelle du microblogging, Identi.ca (et les autres clones en open source) et l’ensemble des twitter-like qui ne sont que des photocopies retouchées du leader incontesté…

Une concurrence timide

En effet, à trop vouloir copier un modèle sans réelle innovation, on ne peut rattraper son retard ou démontrer un quelconque avantage concurrentiel digne de ce nom… Constat des difficultés chez la concurrence avec la mort annoncée de Pownce, le grand, le fort et pseudo super concurrent de Twitter, qui jette l’éponge avant d’avoir pu commencer la bataille. Partage de photos, musiques, etc… n’auront pas suffit à différencier suffisamment ce service du Goliath du genre. En sera-t-il de même pour les autres acteurs du milieu ? Le temps nous le dira.

E-business et microblogging

L’utilisation de Twitter va chercher beaucoup plus loin que ce que l’on imagine à première vue, notamment si l’on s’intéresse plus en détail à son importance dans la politique marketing des entreprises qui se développe sur la toile. Du marketing social je vous disais, voyez-y une volonté d’animation communautaire mais pas seulement…

Partons à la découverte de la dimension e-business du microblogging en étudiant les différents bénéfices que peuvent en retirer les marques. Celles-ci utilisent aujourd’hui le microblogging (je ne dis plus Twitter, je dis microblogging par respect pour la concurrence) avec un objectif de fidélisation. Un visiteur qui décide de suivre l’actualité et les événements de la marque, c’est bien ; un client qui revient sur le site, intrigué par les tweet qu’il a reçu, c’est encore mieux et ça s’appelle un client fidèle.

Un autre objectif marketing est la création de trafic. Une offre commerciale annoncée sur le microblog et ce sont tous vos « followers » (ou suiveurs pour les purs francophones) qui partagent l’information et qui se rendent sur le site. Dans l’idéal ça se passe comme ça, tout dépend de l’offre évidemment, mais c’est un autre débat. L’avantage est que ce mode de transmission de l’information ne coûte pas un sou à l’entreprise (en comparaison avec une campagne d’emailing par exemple) et permet un gain de temps important (le temps c’est de l’argent paraît-il…).

Amazon annonce ses ventes flash sur Twitter

Amazon annonce ses ventes flash sur Twitter

Au delà de ces deux objectifs de la plus haute importance pour un bon webmarketer, il est évident que le microblogging permet à la marque de rester visible : « Keep in touch with the brand » ! Pour les plus fans d’entre nous, ce service fait partie intégrante de notre quotidien et les messages qui y apparaissent sont incontournables. Ils diffèrent surtout d’un mail à caractère commercial ou d’une newsletter que l’on apparente à du spam et que l’on supprime avant même d’avoir pu l’ouvrir (avouez…). Rester dans l’esprit du consommateur donc, extrêmement important pour une marque et qui peut également être vu comme un travail sur la notoriété.

Enfin, je vous parlais d’instantanéité pour introduire la notion de microblogging, un autre très grand intérêt pour une entreprise est de pouvoir communiquer rapidement avec ses clients. Une rupture de stock, une offre exceptionnelle limitée dans le temps… la vitesse de diffusion nécessaire est possible aujourd’hui grâce à cet outil qui devient un véritable outil de gestion de la relation client. Par ailleurs, CNN a utilisé ce média pour tenir informée la population au moment du passage des cyclones ou encore lors des élections américaines. En France, le Monde et LCI utilisent également l’outil pour diffuser des brèves…

Le Monde et LCI présents sur Twitter avec leurs news

Le Monde et LCI présents sur Twitter avec leurs news

Parmi les autres utilisations, on peut noter que Twitter a été utilisé pour une campagne de communication du Club Med, avec pour principe d’envoyer une blogueuse sur une destination de vacances du groupe et de décrire sa semaine via la plateforme de micro média. Sans oublier également qu’il est utilisé par un grand nombre de services, notamment Netvibes, Facebook ou encore sur des navigateurs tels que Flock ou Mozilla.

Enfin, l’utilisation du concept comme outil de communication interne à l’entreprise à déjà fait un bout de chemin avec l’apparition d’un Yammer par exemple, qui reprend le modèle Twitter (le copieur), mais à destination exclusive du personnel des entreprises. L’information est ainsi diffusée de manière instantanée pour tenir informé une, plusieurs ou toutes les personnes d’une entreprises de ce sur quoi il est en train de travailler (grâce à son email professionel). Le modèle semble intéressant mais le soucis, c’est que le salarié est sous contrôle permanent et n’est plus véritablement libre dans son travail… Le collègue qui poste plus souvent son travail que lui, celui qui ne veut pas utiliser le service, les inégalités peuvent se former et les tensions avec…

Yammer : Le microblogging appliqué aux entreprises

Yammer : Le microblogging appliqué aux entreprises

MicroBlogging vidéo avec Seesmic

Parmi les évolutions du système, à noter la création fin 2007 par Loic Le Meur de Seesmic, une sorte de forum vidéo sur lequel les gens vont poster des interventions au format vidéo sur le site, avec le même principe que Twitter. Ce système de conversation visuelle instantanée est donc une sorte de réseau social vidéo, qui est aujourd’hui perturbé par la crise planétaire (qui touche l’ensemble des industries dont celle du web…) et dont le développement tourne au ralenti. Ajouté à cela le fait que les internautes ne sont peut être pas encore prêt à devenir acteurs du web devant leur webcam (eux qui sont habitué à avoir une attitude passive face aux plateformes vidéos telles que YouTube ou Dailymotion par exemple…) il n’est pas évident que ce système s’impose (dans le contexte actuel) même si l’innovation et l’avantage technologique sont bien là.

Seesmic: Join video the conversation

Seesmic: Join video the conversation

Finalement, on constate que les enjeux de ce type de services sont vraiment intéressants pour les entreprises et que leur utilisation devrait continuer d’exploser dans les mois à venir. Le monopole de Twitter en la matière devrait amener de nouveaux acheteurs potentiels après la tentative d’acquisition avortée de Facebook (encore faut-il que le leader du genre trouve un interêt à vendre son bien), car il s’agit là d’une petite pépite qui oeuvre pour le business du web.

Au bout d’une petite année d’existence, le phénomène intrigue mais démontre un véritable potentiel. Alors comment ce site rapporte t’il de l’argent à ses créateurs ? Le business model aujourd’hui encore inconnu sera t-il dévoilé pour ce concept à succès ? Enfin, les rumeurs de monétisation des pages par la publicité vont elles se concrétiser ? Le débat est ouvert…

Le 29 novembre 2008 à 14h11 par Clément Simon

Optimisez vos campagnes display avec SnapAds

SnapAdsLa performance des campagnes "display" est continuellement améliorable par l’analyse des comportements utilisateurs et des taux de conversion. L’optimisation de ces campagnes est un enjeu important tant pour les annonceurs que pour les sites supports et l’industrie a depuis longtemps intégré ces pratiques. L’analyse fine des comportements utilisateurs, sur le site support et sur la publicité (pixel tracking, performance des déclinaisons) permet d’améliorer significativement ses résultats.

Un service innovant

Manuellement, par l’analyse, la performance peut-être améliorée mais un grand nombre de facteurs peut influer sur celle-ci et il peut donc s’avérer difficile de mettre en place ces optimisations et de prendre les bonnes décisions. Cette amélioration continue s’avère de plus particulièrement chronophage. Un certain nombre d’outils d’ajustement existent sur le marché et permettent notamment d’optimiser automatiquement la rotation des créations (d’une même annonce) en fonction d’objectifs prédéfinis. Une nouvelle solution bien plus innovante a récemment vu le jour. La startup s’appelle SnapAds et partage quelques fondateurs avec Weebly, service de création de site web. Le principe est que l’annonceur (ou l’agence) fournit un fichier Photoshop (ou Flash) qui contient autant de calques que de versions de l’annonce.

Une série de bannières Superman, sur le site de SnapAds

Plusieurs déclinaisons d’une annonce Spiderman.

La souplesse de ce système permet donc de modifier légèrement (wording, couleurs…) comme profondément (design, placement du visuel…) les créations. L’idée est d’en soumettre un très grand nombre à l’algorithme (proche du A/B testing) qui se charge d’afficher d’abord aléatoirement les annonces, puis de sélectionner les familles d’annonces les plus performantes tout en éliminant celles qui le sont moins. Il y a donc un travail conséquent à fournir en création mais l’affinage automatique améliore la campagne en permanence et permet selon le site de SnapAds d’obtenir des résultats intéressants.

Un exemple sur Reddit

L’une des premières campagnes est en cours sur Reddit et en rechargeant la page, on peut obtenir différentes déclinaisons d’annonces pour Axe Detailer :

Déclinaison de l'annonce Axe "More"

Déclinaison de l'annonce Axe "Check-it-out"

Déclinaison de l'annonce Axe "No button"

Plusieurs accroches s’enchaînent ( bannière GIF), mais celles-ci ne changent pas dans les 3 cas observés. En revanche, les visuels changent ainsi que le bouton, qui est même absent sur une des annonces.
Belle opération pour Axe (Unilever), qui sait être avant-gardiste en matière de publicité online. La question est de savoir si les agences et les annonceur français sont prêts à franchir le pas et à travailler avec ce type de service ?

- TechCrunch en parle ;
- Genetic A/B Testing with JavaScript, un post de John Resig sur une implémentation JS/PHP de l’A/B Testing: Genetify, qui pourrait devenir un projet open-source ;
- An introduction to A/B Testing, article sur 20bits ;
- Unilever Displays Axe via SnapAds, article sur Adweek.

 

Le 17 novembre 2008 à 14h11 par Clément Simon

La publicité dans les flux RSS

Symbole RSSLa syndication par RSS n’est aujourd’hui plus une option pour tout site diffuseur de contenu. L’utilisation du RSS ne se cantonne plus aux early-adopters et l’essor du format et de ses usages est fulgurant. Comment monétiser cette audience spécifique ? Analysons les enjeux, les différentes formes ainsi que les possibilités en termes de services pour diffuser de la publicité dans les flux RSS.

Pourquoi de la publicité dans les flux RSS ?

Les sites média, dont le modèle économique est basé sur la publicité mesurent leur efficacité grâce à leur nombre de pages vues. Plus les utilisateurs voient de pages, plus le site affiche de publicités, plus le responsable du site gagne de l’argent. Or, depuis l’explosion de la syndication par les flux RSS, les utilisateurs d’aggrégateurs n’ont plus besoin d’accéder à un site pour pouvoir lire son contenu. Cela représente un problème pour ces sites média qui risquent de perdre non pas leur audience mais le potentiel publicitaire de celle-ci. Une des solutions employées consiste à tronquer les contenus transmis dans le flux pour pousser les internautes à se rendre sur le site. Cependant et particulièrement lorsque l’on parle des blogs, ce genre de pratique s’avère risquée car certains lecteurs n’hésitent pas à se désabonner. Le magazine anglais en ligne The Guardian a récemment montré la voie aux sites média en passant ses flux RSS en full-text, première étape vers une monétisation de ceux-ci. La publicité intégrée à chaque entrée d’un flux RSS semble donc incontournable. La syndication facilitant la reprise de contenu sur d’autres sites, associer de la publicité au contenu semble donc une solution pour garder un minimum de contrôle sur la valeur de celui-ci.
 

De la publicité pour une audience qualifiée

L’audience constituée par les lecteurs d’un flux est logiquement plus qualifiée que l’ensemble des visiteurs du site qui diffuse ce flux. Ce sont par définition des lecteurs fidèles et focalisés sur le contenu, même s’ils ne font parfois que le parcourir. Un ciblage pertinent sur un contenu très spécifique (de part son découpage, un flux étant composé d’articles) devrait en toute logique aboutir à des résultats. La publicité dans les flux RSS est donc un enjeu important tant pour les annonceurs que pour les éditeurs de sites web, pour lesquels cela représente une source de revenus supplémentaires. De plus, la valeur accordée à l’audience des abonnées RSS est de plus en plus importante et ce nombre est aujourd’hui un outil de mesure d’audience et un critère de valeur pour un site média. Le service FeedBurner, racheté par Google, permet entre autres de compter et donc de pseudo-certifier auprès des annonceurs un certain nombre d’abonnés.
 

Quels sont les formats pub pour les fils RSS ?

Il existe désormais beaucoup de formats, à l’image de ce que l’on peut voir sur une page web : bannière de toute taille, liens contextuels ou non, texte et logo, flux de l’annonceur poussé… Plus rarement, c’est le cas pour ReadWriteWeb, un encart d’un annonceur du site web est repris dans un format plus adapté au flux. Ce n’est pas une solution ouverte à tout le monde puisqu’elle requiert du développement spécifique. La diffusion d’annonces directement via une entrée de flux est rare puisqu’elle cela est très mal perçu par les utilisateurs. La publicité est donc majoritairement insérée avant ou après le contenu syndiqué.
 

Voici un rapide aperçu de quelques formats courants :

Encart 300×250 :

Encart 300x250

Liens contextuels en haut ou en bas du contenu :

Lien contextuel
Lien contextuel
Lien contextuel

Encarts 486×60 :

Encart 486x60
Encart 486x60

Lien plein texte :

Lien texte

 

Google possède-t-il le marché ?

Il est très difficile d’avoir des chiffres permettant d’établir un classement entre les différentes régies positionnées sur ce secteur. Google, par le biais de FeedBurner, et grâce à son expertise du marché de la publicité en ligne n’a en tout cas pas de souci à se faire. Le géant de l’internet a notamment su se diversifier sur ce marché, en proposant de la bannière en plus de son modèle classique de liens sponsorisés. L’aggrégateur étant un endroit où le texte reste encore proéminent, le display peut se démarquer en terme d’efficacité. Ce type de publicité est en tout cas visuellement plus accrocheur. Google a donc décliné son programme AdSense sur les flux RSS, et remplace petit à petit le modèle instauré par FeedBurner. Malgré tout, il y a un nombre conséquent d’acteurs sur ce marché. Les majeurs sont Pheedo et Feedvertising. Mais on peut aussi s’intéresser à Thankyoupages, Q-Ads, Mediafed, Kanoodle, Yahoo Publisher Network, FeedDirect ou encore AdsByRSS.
 

Sans cas d’étude précis et chiffres de transformation, il est difficile de faire l’état des lieux de la publicité dans les flux RSS. Au regard de ce que nous avons vu, on peut tout de même dire que c’est incontournable et qu’un gros travail sur l’annonce, sa pertinence par rapport au contenu et son format est nécessaire. Les règles du jeu sont en tout cas différentes et l’enjeu est bien là. Il y a en tout cas peu d’innovation, dans les formats comme dans le ciblage. Notons tout de même l’arrivée du RSS comme canal de diffusion publicitaire à part entière. Diffuser ses annonces par RSS facilite le contrôle du contenu publicitaire (voire son changement en fonction du contenu !), élargit la diffusion et facilite l’intégration chez les diffuseurs. Citons sur ce créneau TechMeme et BlogAds, qui eux, ont réellement innové.
 

Cet article a été co-écrit par Clément Simon et Romuald Deloumeaux.

Clément Simon
Billet publié par Clément Simon
dans Nouveaux usages
Le 26 octobre 2008 à 15h10 par Julien Dubois

Le point sur les nouveaux usages du web

Des habitudes faites pour durer ? A chaque fois que vous vous installez sur votre machine vous avez vos habitudes, vous lancez votre client de messagerie, ouvrez votre navigateur, démarrez un éditeur de texte pour rédiger un compte rendu de réunion, agrémentez une présentation avec quelques chiffres grâce à l’aide de votre tableur préféré… A chaque tache son logiciel, mais pour combien de temps encore ? Chaque jour de nouvelles startups se montent pour proposer des web services originaux afin d’éviter d’avoir à installer un logiciel supplémentaire sur sa machine.

 

A quoi servent les web services ? Imaginez que vous deviez rédiger un compte rendu de réunion avec votre directeur de projet, vous commencez votre version, le directeur de projet aussi, vous devez mettre en commun vos notes, adapter la mise en page de l’un et de l’autre, tout cela prend du temps. Imaginez maintenant une application en ligne qui vous permet de travailler tous les deux sur le même document, vous pourriez gagner un temps fou ! Vous travaillez sur une version du document pendant que le directeur de projet fait ses annotations sur celle-ci au même moment, vous réduisez ainsi le temps passé sur ce document et le soir votre compte rendu est terminé. Le fait que le directeur de projet soit sous Mac OS X et vous sous Windows XP vous est totalement indifférent car vous travaillez tous les deux sur une version en ligne, l’application est donc totalement interopérable et facilement utilisable de n’importe où du moment où Internet et un simple navigateur sont à votre disposition. Le web service que vous utilisez s’appelle un SaaS, (un logiciel en tant que service) vous utilisez depuis votre navigateur le logiciel que vous aviez l’habitude de lancer depuis votre bureau et faites ainsi des économies sur le prix des licences et les coûts de maintenance mais la contre partie est souvent que vos documents sont hébergés chez le prestataire. Imaginez maintenant une application pour les commerciaux, le catalogue qu’ils présentent aux clients doit être à jour et ils doivent facilement faire remonter les commandes. Les RDA sont donc faites pour eux, imaginez une application sur leur pc ultra-portable qui permet de présenter un catalogue qui se synchronise automatiquement dès qu’ils se connectent au réseau et qui impacte directement vos stocks dès que les commandes sont faites, vous pourrez ainsi plus facilement gérer votre production et tenir vos clients informés de vos tarifs.

Vers la disparition des logiciels ? On peut donc se demander quel sera l’avenir réservé aux logiciels dit « traditionnels », il est inévitable qu’ils s’enrichissent de nouveaux concepts, imaginez une encyclopédie toujours à jour grâce à sa base de données embarquée qui se synchronise de façon autonome à chaque connexion à Internet, vous disposerez d’une version sur votre machine que vous pourrez exploiter en étant déconnecté et ne ferez donc pas la différence entre recherche en ligne et hors ligne. Les RDA & RIA sont donc l’avenir des éditeurs de logiciels car les logiciels se vendent de moins en moins à cause des équivalents en ligne qui naissent chaque jour.

Et du côté du matériel ? Le matériel que nous utilisons est également en train de subir quelques changements car il est devenu monnaie courante d’externaliser le stockage des données, c’est ce que l’on appelle le cloud computing, vous déposez vos photos sur Flickr, postez vos vidéos sur Dailymotion, créez vos documents sur Zoho. Mais si demain vous souhaitez faire disparaître tous ces contenus que vous avez publiés en ligne, comment vous assurer qu’ils ne sont pas encore stockés quelque part sur un serveur à l’autre bout de la planète ? Malheureusement vous ne disposez d’aucun moyen de contrôle et c’est là qu’est le principal inconvénient de ce concept.

Le futur du web ? Si le web continue d’offrir de plus en plus de possibilités c’est parce que les innovations se multiplient, Google vient de sortir son navigateur Chrome, la firme de Mountain View a précisé que sa conception avait été centrée sur les nouveaux usages du web, permettant d’avoir un produit plus rapide et plus adéquat avec l’utilisation que nous faisons de nos navigateurs et quand on voit le taux d’utilisation de leur dernier produit on ne peut qu’être tenté de surveiller ce qu’il donnera dans les années à venir sachant que ce n’est pour le moment qu’une version béta. Microsoft de son côté vient de publier Silverlight 2, la plateforme du géant américain pour concevoir des applications riches. Microsoft peine à imposer son produit (50% d’installation du plugin de Silverlight contre 80% pour Adobe Flash) à cause d’une concurrence trop forte et une exploitation trop limitée des fonctionnalités du plugin. NBC le pillier de la télévision américaine vient de rebrousser chemin quant à l’utilisation de Silverlight, la chaine avait utilisé le plugin pour les JO mais vient de retourner à Flash pour la nouvelle saison de Football US, coup dur pour les dirigeants de Microsoft. Adobe voit ce changement de produit d’un bon œil et vient d’annoncer la mise à disposition de son produit d’applications riches AIR au système d’exploitation Linux (qui n’était pour le moment que disponible sous Windows et Macintosh) de quoi inquiéter encore un peu plus son concurrent dont les produits ne sont pas en pleine forme (Vista n’est utilisé qu’à 20% un an et demi après son lancement contre 38% pour XP à la même période). La bataille entre les deux géants n’est donc pas prête de se terminer, les développements de gros projets vont être sponsorisés à grand renfort de dollars afin de tenter d’imposer son produit d’une façon ou d’une autre

Le 21 février 2008 à 14h02 par Etienne Maujean

Le point sur les bonnes pratiques “riches” de l’e-commerce international

Logo RichcommerceMardi matin avait lieu le petit déjeuner richcommerce organisé par Frédéric Cavazza et François Ziserman dans les toujours somptueux locaux d’Adobe. J’ai pu y assister et c’est autant d’honneur que beaucoup d’autres inscrits se sont vus refuser l’entrée la veille au soir pour cause d’abondance. J’imagine leurs frustrations tant cette conférence était intéressante. Les orateurs ont globalement évités l’écueil des généralités et se sont attachés à faire l’analyse du secteur e-commerce international, et d’un tirer une multitude de best-practices « riches ».

L’état du marché

L’introduction a d’abord rappelé quelques chiffres impressionnants du marché en 2007 :

  • 16 milliards d’€
  • 20 millions de clients
  • 145 millions de transactions
  • 35 % de croissance
  • 37 000 sites marchands
  • Un nouveau site marchand toutes les heures

Cette forte croissance s’explique par l’avènement du haut débit (60% de la pop. fr) et le potentiel du marché.

Et la technique ?

Abordé très rapidement, le point technique a néanmoins permis de limiter les inévitables questions sur la pertinence des technologies riches (flash vs référencement naturel et analytics).

  • Taux de pénétration de shockwave de l’ordre d’un sur deux
  • Taux de pénétration de JavaScript +90%
  • Taux de pénétration de Flash +98%

Cavazza attending richcommerceComme il a été parfaitement rappelé, la technique n’est qu’un moyen. En dehors de toutes considérations budget/temps/compétences, tout est possible. La couche « riche » apporte une valeur ajoutée indéniable en terme de présentation de produits (360°, 3D, etc. qui permettent de gagner chaque jour des clients aux magasins traditionnels), d’expérience utilisateur (interactivité, contextualisation, etc.) afin de vendre plus (et mieux).

Alors comment enrichir une boutique ?

Deux philosophies ont ici été expliquées. La refonte intégrale en utilisant 100% d’une technologie riche, comme pour le cas d’un site full flash ou de l’exemple de Gucci en JavaScript est déconseillée pour une question de coût et de performance. Même si un tel projet peut être médiatiquement intéressant (buzz autour de la mise en ligne) et proposer une expérience utilisateur originale, le changement radical de la solution risque de vous faire perdre bien des ventes. Contrairement aux sites institutionnels, les sites marchands gagnent peu à être refondus trop régulièrement. Les interfaces riches ajoutent ici des contraintes techniques (temps de chargement, taux d’équipement de la dernière version du plug-in par exemple, etc.).

Ziserman attending richcommerceA contrario, il est grandement conseillé de « saupoudrer le site avec du riche » (pour reprendre l’expression de François. Il est en effet facile d’optimiser la navigation en descente d’arborescente en utilisant pourquoi pas un module Ajax. Le premier chantier d’un projet de ce type concerne souvent la page produit, à laquelle on ajoute des fonctionnalités riches pour combler le manque de proximité entre le produit et son potentiel consommateur. Ces fonctions vont du simple zoom jusqu’à la vue en 3d, en passant par quelques expérimentations sensorielles comme celles de Mercedes :

Mercedes toucher
Sur le site A-to-S.co.uk, le toucher du cuir est reproduit.

Un très bon exemple a aussi été donné à propos d’Amazon. Comme souvent, l’e-commerçant est pris en exemple pour son intelligence. Tout le monde connait l’interface d’Amazon, qui correspond (préfigure?) aux codes marchands que tout le monde comprend. Toute la finesse consiste à conserver cette boutique pour ne pas prendre de risque sur son « fond de commerce », son coeur de métier, mais de livrer une API librement qui permet à la communauté de développer des expériences riches (browsegoods, blackdogair, etc.) par dessus le catalogue traditionnel. Deux façons d’accéder aux produits pour une cible toujours plus large et zéro risque business.

Amazon.com
Amazon.com

BrowseGoods for visual e-commerce
Amazon.com via BrowseGoods

Les bonnes pratiques

La conférence s’est poursuivie par une série de best-practices internationales. Force est de constater que les secteurs du luxe et de l’automobile sont particulièrement bien représentés (autant quantitativement que qualitativement), notamment par des sites américains. L’industrie du prêt-à-porter est bien représentée également.

Les modules riches abordés étaient regroupés dans différentes catégories :

  • Vue immersive
  • Les selecteurs
  • Les visualisateurs
  • Les comparateurs
  • Les carroussels
  • Les assistants conversationnels
  • Les advergames

Toyota comparateur
Le comparateur/sélecteur du site Toyota.

Cas d’études et ouverture

La conférence s’est poursuivie par deux cas d’études, pour lesquels des intervenants ont pris la parole. La société Beauté Prestige International a d’abord partagé son expérience sur la mise en ligne de la boutique du site de Jean-Paul Gaultier Parfum. Sans langue de bois, les problèmes rencontrés (notamment lors du choix de la toute dernière version du player flash) et les succès nous ont été détaillés, mettant ainsi en exergue les problématiques du luxe, d’une boutique riche, et de la vente de produits pour lesquels internet est particulièrement inadapté (comment choisir un parfum en ligne sans le sentir).

Jean-Paul Gaultier Parfum

Le deuxième cas d’études étant relativement confidentiel, je ne m’étendrai pas trop dessus. C’est en tous cas en partant de cet exemple que la conclusion de cette conférence a eu lieu, soulevant la question de l’avenir de l’e-commerce à 5 ou 10 ans. Il est plus qu’évident que la vente en ligne à fort à gagner de continuer à s’inspirer de l’industrie du jeux-vidéo, véritablement pionnère et aujourd’hui mature en terme de 3D, d’interactivité (et sa perception par l’utilisateur) et d’expérience utilisateur. Il n’y a qu’a voir cette capture d’écran du jeu Test Drive Unlimited pour se rendre compte à quel point le e-commerce a tout à gagner de s’appuyer sur les produits vidéo-ludiques.

Toyota freelander
Le car configurator du site Toyota Highlander

Test drive Unlimited
Le car configurator du jeu Test Drive Unlimited

Pour aller plus loin

Crédits photographies : LeBlogDeDenis.

Le 15 février 2008 à 19h02 par Florent Schulzendorf

Le petit livre rouge du marketing interactif

Le petit livre rouge du marketing interactifUn billet pour vous présenter la quatrième édition du petit livre rouge du marketing écrit par leïla Chabibi du groupe EBG en partenariat avec de nombreuses sociétés tel que wcube, nurun, et édité par ELENBI. Ce livre se destine au départ pour les annonceurs soucieux de se positionner sur le secteur du web, en leur donnant les moyens d’apprivoiser et de maitriser les nouveaux enjeux d’Internet. Ce livre s’atèle à décrire les nouveaux usages du web, comment entretenir ses liens avec ses clients internautes et comment les fidéliser. Pour cela il s’agit de connaitre les différents medium à exploiter suivant la nature du message et du statut de sa société (viral, blogues, mobiles, advergaming etc…). Ce livre propose ainsi tout un tas de fiches pratiques afin de réussir à augmenter sa visibilité sur internet en tenant compte des aspects juridiques, communautaires et relationnels présents sur internet.

Pour avoir lu le premier le premier des 7 gros chapitres que comporte le livre, la lecture s’avère très facile, le contenu riche et pertinent. Une des grandes nouveautés par apport aux éditions précédentes est sans nul doute les 70 cas pratiques qui donnent ce coté concret et réel du marketing alternatif.

Un livre pour tous

Je pense que cet ouvrage n’est pas seulement destiné qu’aux annonceurs et peut s’avérer très utile pour des agences de communication notamment. Vous l’aurez compris, je vous invite donc à vous procurer cet ouvrage même s’il est vrai que son kilo et demi et ses 45€ en rebuteront peut être certains. Néanmoins, il est incontestable que ce livre est le fruit d’un travail de fond, effectué avec sérieux et professionnalisme. Et comme on dit: La qualité ca se paie !

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