Synerg'heBlog le blog de la Junior-Entreprise spécialiste du web » Actualité et veille numérique

Nouveaux usages
Le 23 octobre 2009 à 10h10 par Henry Lim

Synthèse quant à la situation actuelle du développement de sites et d’interfaces web dits « mobiles »

smartphones

Face à la popularité grandissante du « mobile » dans le paysage de l’Internet, la junior entreprise Synerg’heTIC a lancé l’an passé, un groupe de travail chargé d’assurer une veille continue sur les différents thèmes du « web mobile », afin de répondre du mieux que possible aux besoins croissants des entreprises.

Un récent sondage au sein d’une des promotions d’HETIC a montré que de nombreux élèves souhaitaient participer à des projets liés à l’Internet mobile.
L’un d’entre eux, Laurent Bracquart fait aujourd’hui le point sur la partie « interfaces » du sujet.


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Le 10 avril 2009 à 10h04 par Houda Etiahi

Facebook disposera bientôt de la reconnaissance faciale

logo1

Le 24 mars 2009, face.com annonce la future mise en ligne de l’application Facebook du nom de Facial Finder, basée sur la reconnaissance faciale. Cette application utilise un algorithme qui scanne les visages pour permettre d’identifier ou de tager les amis des utilisateurs de Facebook.

Le Facial Finder a la capacité de scanner des millions de photos. Les résultats obtenus peuvent être consultés ultérieurement ce qui permet de réutiliser les résultats à d’autres fins. Vous pourrez aussi être tenu au courant des nouvelles photos de vos amis sans avoir à renouveler de requête. Compte tenu des dérives qu’une telle application peut engendrer pour la vie privé des internautes, les créateurs ont prévu que les tags seront uniquement possible sur l’application.

L’algorithme utlisé est développé depuis 2007. L’innovation de l’algorithme concerne le fait qu’il n’est pas nécessaire que les personnes soient face à l’objectif.

A ce jour, nous ne connaissons toujours pas la date de mise en ligne de cette application qui sera, je pense, à l’origine de quelques débats sur la vie privé des internautes.

Billet publié par Houda Etiahi
dans Nouveaux usages
Le 11 mars 2009 à 07h03 par Louis André

Se placer sous surveillance pour travailler mieux

En l’espace de cinq ans, notre rapport avec Internet et les nouvelles technologies a connu de nombreuses évolutions. Réseaux sociaux, sites communautaires, blogs et autres wiki sont devenus avec la généralisation du haut débit une occupation à laquelle de plus en plus de Français s’adonnent chaque année. Malheureusement, si le paysage numérique est chaque jour plus attractif et apte à nous passionner, le temps que nous pouvons accorder à Internet n’est pas indéfiniment extensible. Devant ce constat, je vous propose aujourd’hui de découvrir plusieurs services web qui, utilisés à bon escient, pourront vous aider à contrôler le temps passé devant votre ordinateur .

Le contrôle absolu

Rescue TimeCe premier service offre des solutions de suivi de vos activités très poussées. Sa mise en place s’effectue en deux étapes. Tout d’abord par le téléchargement d’un petit exécutable à installer sur son ordinateur, puis par son paramétrage qui vous renvoie vers une page web où vous devrez créer un compte sur les serveurs de la société. Il ne vous reste plus qu’à utiliser votre ordinateur en laissant l’application tourner en fond (très légère, sa présence est invisible). A tout moment vous pouvez soumettre vos données et observer sur le site vos statistiques d’utilisation :
Un des éléments du tableau de bord de Rescue Time
Ces statistiques sont personnalisables dynamiquement par l’utilisateur. Par exemple, Rescue Time peut différencier les tâches « constructives » (Programmation, veille technologique sur le web, rédaction d’un livrable …) de celles « inutiles » (jeux, vidéos, clavardage …).
Très puissant pour un usage individuel (mais pas que), ce service a besoin pour générer ces différentes statistiques de sauvegarder vos données personnelles sur son propre serveur. Cela pourrait en rebuter plus d’un. Cependant, il reste d’autres logiciels, moins intrusifs et exhaustifs mais tout aussi efficaces.

Gardez vos distances

logo_keepmeoutPartant sur une idée simple mais au combien pertinente, cette seconde application ne fait qu’une chose: vous empêcher d’accéder à certain sites.
A vous de donner la liste des domaines qui cannibalisent votre temps (au hasard, facebook …) et de fixer une limite d’accès. Par exemple, pas plus d’une connexion par heure. Simple à déployer, Keep me out (littéralement « laissez moi dehors ») a également l’avantage d’être totalement transparent : pas de conservation de données nominatives, donc pas de complexe du Big Brother. Par contre, l’application ne délivre pas de statistiques sur votre temps de travail et n’est pas intelligente : elle ne bloquera que ce que vous lui aurez spécifié. De plus, elle se révèle contraignante à l’usage, quand on a besoin pour raison professionnelle d’accéder à un service qu’on a normalement bloqué. Sans oublier qu’elle ne fait pas vraiment dans le pédagogique et la plupart d’entre nous la désactivera assez rapidement …

Pour les maniaques de la gestion

logo Manic Time

Cette dernière application est à la fois la mieux dotée en fonctionnalités, mais également la plus personnalisable. Il est en effet possible de commenter facilement son temps de travail. Pour ce faire, il suffit de rejoindre l’interface de gestion où se trouvent les différentes données générées dynamiquement par l’application selon notre utilisation de l’ordinateur. Il est alors possible de saisir (manuellement) des intitulés sur chaque tâches que nous avons effectué. Ceci permet de vraiment prendre conscience de la répartition de son temps passé sur son ordinateur.

Détails sur les stats

Revers de la médaille, le service est également le plus austère en terme de design et est sensiblement plus chronophage, de par sa puissance de personnalisation. Ce qui est tout de même dommage pour un logiciel de gestion du temps !
Reste un service tout de même très complet et adapté aussi bien aux besoins d’un particulier qu’à ceux du monde professionnel.

Le 12 décembre 2008 à 12h12 par Quentin Romaggi

De l’utilisation du MicroBlogging

Tandis que l’évolution de la blogosphère n’est plus aussi fulgurante qu’à son habitude, il est intéressant de regarder de plus près la mutation des micro médias et surtout l’utilisation qui en est faite par les entreprises dans le cadre du phénomène actuel du microblogging.

Do you tweet ?

A mi chemin entre le blog et la messagerie instantanée, le microblogging répond aujourd’hui aux besoins d’instantanéité et de rapidité des échanges souhaités par les internautes et est très largement incarné par le phénomène Twitter, qui affiche un monopole insolent pendant que ses concurrents tentent d’apporter des évolutions à un modèle qui se suffit à lui-même et qui comptabilisait 1,3 millions de visiteurs uniques en mars dernier selon le site Comscore.

Twitter, fer de lance du microblogging

Twitter, fer de lance du microblogging

Premier arrivé, premier servi en audience oserait-on dire, malgré les efforts et la résistance des Jaiku ou Brightkite (qui permettent la géolocalisation des utilisateurs), Plurk avec son approche temporelle du microblogging, Identi.ca (et les autres clones en open source) et l’ensemble des twitter-like qui ne sont que des photocopies retouchées du leader incontesté…

Une concurrence timide

En effet, à trop vouloir copier un modèle sans réelle innovation, on ne peut rattraper son retard ou démontrer un quelconque avantage concurrentiel digne de ce nom… Constat des difficultés chez la concurrence avec la mort annoncée de Pownce, le grand, le fort et pseudo super concurrent de Twitter, qui jette l’éponge avant d’avoir pu commencer la bataille. Partage de photos, musiques, etc… n’auront pas suffit à différencier suffisamment ce service du Goliath du genre. En sera-t-il de même pour les autres acteurs du milieu ? Le temps nous le dira.

E-business et microblogging

L’utilisation de Twitter va chercher beaucoup plus loin que ce que l’on imagine à première vue, notamment si l’on s’intéresse plus en détail à son importance dans la politique marketing des entreprises qui se développe sur la toile. Du marketing social je vous disais, voyez-y une volonté d’animation communautaire mais pas seulement…

Partons à la découverte de la dimension e-business du microblogging en étudiant les différents bénéfices que peuvent en retirer les marques. Celles-ci utilisent aujourd’hui le microblogging (je ne dis plus Twitter, je dis microblogging par respect pour la concurrence) avec un objectif de fidélisation. Un visiteur qui décide de suivre l’actualité et les événements de la marque, c’est bien ; un client qui revient sur le site, intrigué par les tweet qu’il a reçu, c’est encore mieux et ça s’appelle un client fidèle.

Un autre objectif marketing est la création de trafic. Une offre commerciale annoncée sur le microblog et ce sont tous vos « followers » (ou suiveurs pour les purs francophones) qui partagent l’information et qui se rendent sur le site. Dans l’idéal ça se passe comme ça, tout dépend de l’offre évidemment, mais c’est un autre débat. L’avantage est que ce mode de transmission de l’information ne coûte pas un sou à l’entreprise (en comparaison avec une campagne d’emailing par exemple) et permet un gain de temps important (le temps c’est de l’argent paraît-il…).

Amazon annonce ses ventes flash sur Twitter

Amazon annonce ses ventes flash sur Twitter

Au delà de ces deux objectifs de la plus haute importance pour un bon webmarketer, il est évident que le microblogging permet à la marque de rester visible : « Keep in touch with the brand » ! Pour les plus fans d’entre nous, ce service fait partie intégrante de notre quotidien et les messages qui y apparaissent sont incontournables. Ils diffèrent surtout d’un mail à caractère commercial ou d’une newsletter que l’on apparente à du spam et que l’on supprime avant même d’avoir pu l’ouvrir (avouez…). Rester dans l’esprit du consommateur donc, extrêmement important pour une marque et qui peut également être vu comme un travail sur la notoriété.

Enfin, je vous parlais d’instantanéité pour introduire la notion de microblogging, un autre très grand intérêt pour une entreprise est de pouvoir communiquer rapidement avec ses clients. Une rupture de stock, une offre exceptionnelle limitée dans le temps… la vitesse de diffusion nécessaire est possible aujourd’hui grâce à cet outil qui devient un véritable outil de gestion de la relation client. Par ailleurs, CNN a utilisé ce média pour tenir informée la population au moment du passage des cyclones ou encore lors des élections américaines. En France, le Monde et LCI utilisent également l’outil pour diffuser des brèves…

Le Monde et LCI présents sur Twitter avec leurs news

Le Monde et LCI présents sur Twitter avec leurs news

Parmi les autres utilisations, on peut noter que Twitter a été utilisé pour une campagne de communication du Club Med, avec pour principe d’envoyer une blogueuse sur une destination de vacances du groupe et de décrire sa semaine via la plateforme de micro média. Sans oublier également qu’il est utilisé par un grand nombre de services, notamment Netvibes, Facebook ou encore sur des navigateurs tels que Flock ou Mozilla.

Enfin, l’utilisation du concept comme outil de communication interne à l’entreprise à déjà fait un bout de chemin avec l’apparition d’un Yammer par exemple, qui reprend le modèle Twitter (le copieur), mais à destination exclusive du personnel des entreprises. L’information est ainsi diffusée de manière instantanée pour tenir informé une, plusieurs ou toutes les personnes d’une entreprises de ce sur quoi il est en train de travailler (grâce à son email professionel). Le modèle semble intéressant mais le soucis, c’est que le salarié est sous contrôle permanent et n’est plus véritablement libre dans son travail… Le collègue qui poste plus souvent son travail que lui, celui qui ne veut pas utiliser le service, les inégalités peuvent se former et les tensions avec…

Yammer : Le microblogging appliqué aux entreprises

Yammer : Le microblogging appliqué aux entreprises

MicroBlogging vidéo avec Seesmic

Parmi les évolutions du système, à noter la création fin 2007 par Loic Le Meur de Seesmic, une sorte de forum vidéo sur lequel les gens vont poster des interventions au format vidéo sur le site, avec le même principe que Twitter. Ce système de conversation visuelle instantanée est donc une sorte de réseau social vidéo, qui est aujourd’hui perturbé par la crise planétaire (qui touche l’ensemble des industries dont celle du web…) et dont le développement tourne au ralenti. Ajouté à cela le fait que les internautes ne sont peut être pas encore prêt à devenir acteurs du web devant leur webcam (eux qui sont habitué à avoir une attitude passive face aux plateformes vidéos telles que YouTube ou Dailymotion par exemple…) il n’est pas évident que ce système s’impose (dans le contexte actuel) même si l’innovation et l’avantage technologique sont bien là.

Seesmic: Join video the conversation

Seesmic: Join video the conversation

Finalement, on constate que les enjeux de ce type de services sont vraiment intéressants pour les entreprises et que leur utilisation devrait continuer d’exploser dans les mois à venir. Le monopole de Twitter en la matière devrait amener de nouveaux acheteurs potentiels après la tentative d’acquisition avortée de Facebook (encore faut-il que le leader du genre trouve un interêt à vendre son bien), car il s’agit là d’une petite pépite qui oeuvre pour le business du web.

Au bout d’une petite année d’existence, le phénomène intrigue mais démontre un véritable potentiel. Alors comment ce site rapporte t’il de l’argent à ses créateurs ? Le business model aujourd’hui encore inconnu sera t-il dévoilé pour ce concept à succès ? Enfin, les rumeurs de monétisation des pages par la publicité vont elles se concrétiser ? Le débat est ouvert…

Le 29 novembre 2008 à 14h11 par Clément Simon

Optimisez vos campagnes display avec SnapAds

SnapAdsLa performance des campagnes "display" est continuellement améliorable par l’analyse des comportements utilisateurs et des taux de conversion. L’optimisation de ces campagnes est un enjeu important tant pour les annonceurs que pour les sites supports et l’industrie a depuis longtemps intégré ces pratiques. L’analyse fine des comportements utilisateurs, sur le site support et sur la publicité (pixel tracking, performance des déclinaisons) permet d’améliorer significativement ses résultats.

Un service innovant

Manuellement, par l’analyse, la performance peut-être améliorée mais un grand nombre de facteurs peut influer sur celle-ci et il peut donc s’avérer difficile de mettre en place ces optimisations et de prendre les bonnes décisions. Cette amélioration continue s’avère de plus particulièrement chronophage. Un certain nombre d’outils d’ajustement existent sur le marché et permettent notamment d’optimiser automatiquement la rotation des créations (d’une même annonce) en fonction d’objectifs prédéfinis. Une nouvelle solution bien plus innovante a récemment vu le jour. La startup s’appelle SnapAds et partage quelques fondateurs avec Weebly, service de création de site web. Le principe est que l’annonceur (ou l’agence) fournit un fichier Photoshop (ou Flash) qui contient autant de calques que de versions de l’annonce.

Une série de bannières Superman, sur le site de SnapAds

Plusieurs déclinaisons d’une annonce Spiderman.

La souplesse de ce système permet donc de modifier légèrement (wording, couleurs…) comme profondément (design, placement du visuel…) les créations. L’idée est d’en soumettre un très grand nombre à l’algorithme (proche du A/B testing) qui se charge d’afficher d’abord aléatoirement les annonces, puis de sélectionner les familles d’annonces les plus performantes tout en éliminant celles qui le sont moins. Il y a donc un travail conséquent à fournir en création mais l’affinage automatique améliore la campagne en permanence et permet selon le site de SnapAds d’obtenir des résultats intéressants.

Un exemple sur Reddit

L’une des premières campagnes est en cours sur Reddit et en rechargeant la page, on peut obtenir différentes déclinaisons d’annonces pour Axe Detailer :

Déclinaison de l'annonce Axe "More"

Déclinaison de l'annonce Axe "Check-it-out"

Déclinaison de l'annonce Axe "No button"

Plusieurs accroches s’enchaînent ( bannière GIF), mais celles-ci ne changent pas dans les 3 cas observés. En revanche, les visuels changent ainsi que le bouton, qui est même absent sur une des annonces.
Belle opération pour Axe (Unilever), qui sait être avant-gardiste en matière de publicité online. La question est de savoir si les agences et les annonceur français sont prêts à franchir le pas et à travailler avec ce type de service ?

- TechCrunch en parle ;
- Genetic A/B Testing with JavaScript, un post de John Resig sur une implémentation JS/PHP de l’A/B Testing: Genetify, qui pourrait devenir un projet open-source ;
- An introduction to A/B Testing, article sur 20bits ;
- Unilever Displays Axe via SnapAds, article sur Adweek.

 

Le 17 novembre 2008 à 14h11 par Clément Simon

La publicité dans les flux RSS

Symbole RSSLa syndication par RSS n’est aujourd’hui plus une option pour tout site diffuseur de contenu. L’utilisation du RSS ne se cantonne plus aux early-adopters et l’essor du format et de ses usages est fulgurant. Comment monétiser cette audience spécifique ? Analysons les enjeux, les différentes formes ainsi que les possibilités en termes de services pour diffuser de la publicité dans les flux RSS.

Pourquoi de la publicité dans les flux RSS ?

Les sites média, dont le modèle économique est basé sur la publicité mesurent leur efficacité grâce à leur nombre de pages vues. Plus les utilisateurs voient de pages, plus le site affiche de publicités, plus le responsable du site gagne de l’argent. Or, depuis l’explosion de la syndication par les flux RSS, les utilisateurs d’aggrégateurs n’ont plus besoin d’accéder à un site pour pouvoir lire son contenu. Cela représente un problème pour ces sites média qui risquent de perdre non pas leur audience mais le potentiel publicitaire de celle-ci. Une des solutions employées consiste à tronquer les contenus transmis dans le flux pour pousser les internautes à se rendre sur le site. Cependant et particulièrement lorsque l’on parle des blogs, ce genre de pratique s’avère risquée car certains lecteurs n’hésitent pas à se désabonner. Le magazine anglais en ligne The Guardian a récemment montré la voie aux sites média en passant ses flux RSS en full-text, première étape vers une monétisation de ceux-ci. La publicité intégrée à chaque entrée d’un flux RSS semble donc incontournable. La syndication facilitant la reprise de contenu sur d’autres sites, associer de la publicité au contenu semble donc une solution pour garder un minimum de contrôle sur la valeur de celui-ci.
 

De la publicité pour une audience qualifiée

L’audience constituée par les lecteurs d’un flux est logiquement plus qualifiée que l’ensemble des visiteurs du site qui diffuse ce flux. Ce sont par définition des lecteurs fidèles et focalisés sur le contenu, même s’ils ne font parfois que le parcourir. Un ciblage pertinent sur un contenu très spécifique (de part son découpage, un flux étant composé d’articles) devrait en toute logique aboutir à des résultats. La publicité dans les flux RSS est donc un enjeu important tant pour les annonceurs que pour les éditeurs de sites web, pour lesquels cela représente une source de revenus supplémentaires. De plus, la valeur accordée à l’audience des abonnées RSS est de plus en plus importante et ce nombre est aujourd’hui un outil de mesure d’audience et un critère de valeur pour un site média. Le service FeedBurner, racheté par Google, permet entre autres de compter et donc de pseudo-certifier auprès des annonceurs un certain nombre d’abonnés.
 

Quels sont les formats pub pour les fils RSS ?

Il existe désormais beaucoup de formats, à l’image de ce que l’on peut voir sur une page web : bannière de toute taille, liens contextuels ou non, texte et logo, flux de l’annonceur poussé… Plus rarement, c’est le cas pour ReadWriteWeb, un encart d’un annonceur du site web est repris dans un format plus adapté au flux. Ce n’est pas une solution ouverte à tout le monde puisqu’elle requiert du développement spécifique. La diffusion d’annonces directement via une entrée de flux est rare puisqu’elle cela est très mal perçu par les utilisateurs. La publicité est donc majoritairement insérée avant ou après le contenu syndiqué.
 

Voici un rapide aperçu de quelques formats courants :

Encart 300×250 :

Encart 300x250

Liens contextuels en haut ou en bas du contenu :

Lien contextuel
Lien contextuel
Lien contextuel

Encarts 486×60 :

Encart 486x60
Encart 486x60

Lien plein texte :

Lien texte

 

Google possède-t-il le marché ?

Il est très difficile d’avoir des chiffres permettant d’établir un classement entre les différentes régies positionnées sur ce secteur. Google, par le biais de FeedBurner, et grâce à son expertise du marché de la publicité en ligne n’a en tout cas pas de souci à se faire. Le géant de l’internet a notamment su se diversifier sur ce marché, en proposant de la bannière en plus de son modèle classique de liens sponsorisés. L’aggrégateur étant un endroit où le texte reste encore proéminent, le display peut se démarquer en terme d’efficacité. Ce type de publicité est en tout cas visuellement plus accrocheur. Google a donc décliné son programme AdSense sur les flux RSS, et remplace petit à petit le modèle instauré par FeedBurner. Malgré tout, il y a un nombre conséquent d’acteurs sur ce marché. Les majeurs sont Pheedo et Feedvertising. Mais on peut aussi s’intéresser à Thankyoupages, Q-Ads, Mediafed, Kanoodle, Yahoo Publisher Network, FeedDirect ou encore AdsByRSS.
 

Sans cas d’étude précis et chiffres de transformation, il est difficile de faire l’état des lieux de la publicité dans les flux RSS. Au regard de ce que nous avons vu, on peut tout de même dire que c’est incontournable et qu’un gros travail sur l’annonce, sa pertinence par rapport au contenu et son format est nécessaire. Les règles du jeu sont en tout cas différentes et l’enjeu est bien là. Il y a en tout cas peu d’innovation, dans les formats comme dans le ciblage. Notons tout de même l’arrivée du RSS comme canal de diffusion publicitaire à part entière. Diffuser ses annonces par RSS facilite le contrôle du contenu publicitaire (voire son changement en fonction du contenu !), élargit la diffusion et facilite l’intégration chez les diffuseurs. Citons sur ce créneau TechMeme et BlogAds, qui eux, ont réellement innové.
 

Cet article a été co-écrit par Clément Simon et Romuald Deloumeaux.

Clément Simon
Billet publié par Clément Simon
dans Nouveaux usages